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Il ne doit pas toujours s’agir de Bitcoin

La technologie blockchain est surtout connue à travers la crypto-monnaie Bitcoin. Elle a cependant bien plus à offrir qu’un moyen de paiement sans banques.

« Bitcoin tombe sous les 6000 dollars » (« 20 Minutes », 6 février 2018), suivi immédiatement de « Cet homme a-t-il arrêté tout seul le crash du marché des crypto-monnaies? » (« Watson », 7 février 2018). Un analyste de Goldman-Sachs compare la situation à la bulle des dotcoms au début du millénaire et pense que de nombreuses crypto-monnaies pourraient tomber à zéro. L’agitation règne dans le monde du Bitcoin et compagnie.

Les Bitcoin, Ether, Litecoin, Dash et de nombreuses autres crypto-monnaies ont une chose en commun : elles sont basées sur la technologie blockchain. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Qu’est-ce qu’une blockchain, comment fonctionne-t-elle et que peut-on faire avec ? Y-a-t-il d’autres applications possibles outre les crypto-monnaies ?

1. Bitcoin n’est pas l’équivalent de Blockchain

Le système de paiement bitcoin a été pour la première fois décrit en 2008 par une personne nommée Satoshi Nakamoto et publié l’année suivante comme logiciel open source. Le coeur en est un système décentralisé, c’est à dire une banque de données répartie entre de nombreux ordinateurs. Elle est gérée par tous les participants, ou plutôt par le logiciel de tous les participants. Cette banque de données s’appelle blockchain. Bitcoin est donc une application concrète de la technologie blockchain, mais il en existe également un grand nombre d’autres.

2. Une chaine de blocs

Une blockchain gère une liste sans cesse croissante de données. Les blocs de données sont identifiables de manière univoque par une « empreinte digitale numérique » (Hash). Dans chaque bloc sont contenus, outre le contenu et le hash spécifique à ce bloc, également le hash du bloc précédent ainsi que le hash de la chaîne entière. Les blocs s’enchaînent de manière logique et traçable.

3. Transparence sécurisée

Chaque ordinateur participant (Node) gère une copie entière de la blockchain. Les informations sauvegardées sont disponibles de manière transparente pour tous les participants. Ceci vaut pour toutes les blockchains publiques telles que Bitcoin et Ethereum. Pour participer au système il faut toutefois un logiciel d’accès, une sorte de portefeuille numérique, « Wallet » en anglais. L’accès est sécurisé cryptographiquement grâce à une clé publique et à une clé privée. Les transactions dans la blockchain doivent être signées au moyen de la clé privée. Avec la clé publique, les autres participants peuvent vérifier l’authenticité de la transaction.

4. Les mineurs

Lors de la création de nouveaux blocs, les informations déposées dans la blockchain sont vérifiées block après bloc. Un travail de calcul considérable accompagne cette vérification, raison pour laquelle ce processus pénible est comparé au minage de métaux précieux et est donc appelé « Minage ». Pour le minage d’un bloc, la puissance de calcul fournie et la « Proof of Work » délivrée, les mineurs reçoivent une récompense, par exemple sous forme d’une unité de la crypto-monnaie en question.
Bitcoin a acquis une assez mauvaise réputation, car le minage dévore des quantités astronomiques d’énergie. Certaines autres blockchains telles que BlackCoin ou EOS travaillent selon le principe de Proof-of-Stake, au moyen duquel les blocs sont validés pratiquement sans effort de calcul.

5. La confiance sans intermédiaire

Une fois validé, chaque nouveau bloc est enregistré pour toujours de manière impossible à modifier, à l’abri des manipulations. Grâce à cela, des opérations nécessitant de la confiance et de la confidentialité peuvent être menées entre les participants sans l’intervention d’instances centralisées telles que les banques ou les notaires. Sur la base de la blockchain, des procédés tels que les paiements internationaux ou la conclusion de contrats peuvent être menés à bien de façon beaucoup plus simple et rapide.

6. Davantage que simplement des paiements

De manière générale, une blockchain peut contenir n’importe quel type d’informations et gérer les transactions les plus diverses. Donc non seulement les processus de paiement classiques. Les titres de propriété, les titres financiers, les inscriptions au registre foncier, les droits de propriété intellectuelle, les polices d’assurance, les certificats de mariage ainsi que les micro paiements sont tout aussi bien gérables à travers une blockchain. Des élections et votations basées sur la blockchain sont également envisageables, tous les processus donc pour lesquels la transparence et la traçabilité sont requis.

Des possibilités encore plus étendues s’ouvrent avec les « Smart Contracts », tels que les propose par exemple la blockchain Ethereum : ceux-ci contiennent de petits programmes qui s’exécutent automatiquement à la survenance de certaines conditions. Lorsque, par exemple, le montant lors de l’achat d’une voiture via blockchain est réglé, l’accès à la clé numérique de la voiture est automatiquement débloqué. Ou l’accès à la voiture est bloqué, si la mensualité du leasing n’est pas versée à temps.

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