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Niveau de couverture des immobilisations: l’indicateur derrière la règle d’or du bilan

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Grâce au niveau de couverture des immobilisations, les entreprises peuvent vérifier leur adhérence au principe de concordance des échéances, ainsi que le niveau de leurs liquidités. Voici une vue d’ensemble des éléments les plus importants composant cet indicateur.

La règle d’or du financement des actifs stipule que les immobilisations doivent être financées à long terme, tandis que les actifs circulants doivent l’être à court terme. L’idée de base est simple: une entreprise ne peut survivre que lorsqu’elle peut à tout moment faire face à ses obligations financières. C’est la raison pour laquelle la « Concordance des échéances » constitue le fondement de la règle d’or du bilan. Selon cette dernière, les actifs doivent toujours être financés en fonction de leur durée de permanence dans l’entreprise.

Lorsque cette règle d’or du bilan est respectée, il y a de bonnes chances pour que l’équilibre financier de l’entreprise soit assuré à l’avenir; Dans le cas contraire, cette dernière court le risque de ne plus pouvoir rembourser ses crédits ou couvrir les coûts d’un investissement prévu. Dans le pire des cas, l’entreprise est menacée d’une insolvabilité pouvant aller jusqu’à la faillite. La règle d’or du bilan fournit des indications sur le niveau des liquidités d’une entreprise.

Le niveau de couverture des immobilisations permet de déterminer si la règle d’or du bilan est effectivement respectée. Celui-ci indique quel pourcentage des immobilisations est effectivement couvert à long terme. Étant donné que, en comptabilité, le terme « financement à long terme » peut être interprété avec différents degrés de rigueur, la distinction est faite entre niveau de couverture des immobilisations I et II. Voici la règle qui s’applique dans le deux cas: lorsque des valeurs d’au moins 100 pour cent sont atteintes, la règle d’or du bilan est respectée.

Niveau de couverture des immobilisations I

Le niveau de couverture des immobilisations I n’inclut que les fonds propres comme mode de financement à long terme, et est pour cette raison considéré comme une interprétation stricte de la règle d’or du bilan. Il est calculé de manière suivante:

Niveau de couverture des immobilisations I = capitaux propres / immobilisations * 100

Étant donné que, dans le cas du niveau de couverture des immobilisations I, seuls les capitaux propres sont mis en rapport avec les immobilisations, celui-ci porte aussi la désignation de « version étroite ». Pour une valeur de 100 %, les immobilisations sont entièrement financées par les capitaux propres. Dans la pratique toutefois, cela n’est souvent pas réaliste: de nombreuses entreprises n’acquièrent pas d’actifs fixes tels que des machines, des infrastructures informatiques, des bâtiments, etc. uniquement par le biais de leurs fonds propres, mais en faisant appel à des capitaux extérieurs sous forme de prêts. Les fonds propres ne peuvent donc pas toujours couvrir tous les actifs fixes. Il existe en outre de nettes différences dans la structure du bilan en fonction de la branche d’activité: une entreprise à fort niveau d’immobilisations, tel que dans le secteur de l’industrie lourde, aura un taux de couverture des immobilisations I plus faible qu’une entreprise active dans le secteur du commerce ayant des stocks élevés.

Niveau de couverture des immobilisations II

Le niveau de couverture des immobilisations II est souvent appelé « version étendue » ou « règle d’argent du bilan », car outre les capitaux propres il prend en compte les capitaux étrangers à long terme comme méthode de financement des immobilisations:

Niveau de couverture des immobilisations I = capitaux propres + capitaux étrangers à long terme / immobilisations * 100

Plus le ratio de couverture des immobilisations II dépasse la valeur minimale de 100 %, plus la stabilité financière de l’entreprise est grande: les capitaux à long terme couvrent alors non seulement les immobilisations, mais également une partie des actifs circulants, ce qui constitue une indication de la stabilité du financement d’une entreprise.

Toutefois, lorsque son niveau de couverture des immobilisations II est inférieur à 100 %, une entreprise doit être sur ses gardes: cela signifie qu’une partie des immobilisations est financée par des fonds à court terme, par exemple par le compte courant ou encore des crédits de fournisseurs. Dans le cas où les créanciers insistent sur un remboursement, et que les fonds des actifs circulants ne suffisent pas à rembourser l’emprunt, la solvabilité de l’entreprise est gravement menacée.