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Les tendances du marché de la gestion de production en 2020

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Alors que la fin de l’année est en vue, les entreprises se tournent résolument vers l’avenir. Cela ne vous étonnera pas d’apprendre que la technologie y joue un rôle important.

Dans cet article, nous passons en revue quelques tendances dont l’industrie manufacturière devra tenir compte en 2020 concernant la gestion de production.

Tous les regards se tournent vers la propriété intellectuelle et l’e-commerce

L’un des sujets sur lequel l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) se focalise de plus en plus concerne le risque de voir le moratoire sur l’e-commerce arriver à échéance, ce qui impliquerait que certains pays imposent des tarifs douaniers sur la propriété intellectuelle. Adam Prince, vice-président Gestion de produits chez Sage, explique comment cela pourrait influencer les activités commerciales.

« Lorsque l’on observe les biens commerciaux et les services commerciaux, on constate que la plupart des accords de libre-échange ne concernent que les biens. La World Intellectual Property Organisation (WIPO) estime que 80% de la valeur du commerce international se compose de services, compte tenu du fait qu’une forme de propriété intellectuelle leur est associée. Même un pain peut avoir été produit avec des céréales génétiquement modifiées. La céréale, elle-même, inclut dès lors un élément de propriété intellectuelle. »

« Le moratoire sur l’e-commerce a été mis en place pour la première fois en mai 1998 lors de la deuxième conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (MC2) et consistait à l’époque en une interdiction provisoire d’ajouter de nouveaux tarifs ou d’entraves aux échanges dans le cadre de l’e-commerce sous toutes ses formes. Depuis lors, le “moratoire” a été renouvelé quasiment tous les deux ans mais fait aujourd’hui l’objet d’un réexamen en raison de la numérisation et de la dévaluation des biens physiques qui peuvent faire l’objet d’une imposition via les processus douaniers traditionnels. La raison en est qu’à l’heure actuelle, de nombreux produits, tels que les films, la musique et les informations, ne sont plus expédiés sous forme de produits physiques. Lorsqu’on regarde vers l’avenir et que l’on considère le stade d’évolution déjà atteint par l’impression 3D, on peut considérer que pratiquement n’importe quel composant ou objet pourra demain être imprimé. On peut d’ores et déjà imprimer des produits plastiques et biologiques. Ce n’est plus de la science-fiction. Les avantages d’échelle restent le seul obstacle à franchir. A un moment donné, il sera possible de télécharger le modèle de la plupart des choses dont vous aurez en théorie besoin et les imprimer en local. »

« Dès lors, lorsque vous envoyez ce modèle sous forme électronique, comment les agents en douane peuvent-ils connaître la valeur réelle de ce bien? », poursuit Adam Prince. « Comment taxer des biens qui franchissent les frontières s’il s’agit de biens intellectuels? Le moratoire indique aux agents en douane de ne pas les taxer dans la mesure où chaque fois que l’on impose un tarif douanier, on ajoute un frein au commerce mondial. »

« Aujourd’hui, le moratoire est menacé. L’Afrique du Sud, l’Inde et quelques autres pays n’en sont pas satisfaits et désirent imposer leur veto à sa reconduction. A l’avenir, si nous parvenons à décider où se situe la propriété intellectuelle au sein de la chaîne logistique, je crois que nous assisterons à une réduction du nombre de tarifs douaniers imposés sur base de la valeur des biens physiques et à une augmentation du nombre de choses qui seront considérées comme des services et qui seront uniquement taxées de manière indirecte, soit par le biais de la TVA, soit via une taxe de vente et d’utilisation américaine selon le pays dans lequel vous vous trouvez. »

Davantage d’impact du fait de la législation sur la protection des données

La législation sur la protection des données se caractérise par deux facettes distinctes mais intimement liées: d’une part, le flux de données ; de l’autre, la localisation des données. La législation sur les flux de données définit le type de données qui peuvent quitter les limites d’un pays et a généralement pour but de protéger les données personnelles. La législation en matière de localisation des données exige qu’une copie de toutes les données demeure sur le territoire d’un pays, même lorsque les données sont partagées (ou envoyées) vers d’autres pays. Qui plus est, ces données doivent pouvoir être corrélées à des autorités publiques qui désirent que leurs tribunaux aient accès aux informations financières, fiscales ou autres.

Ces dernières années, la législation en matière de protection des données a suscité énormément de discussions à l’échelle mondiale. Deux raisons à cela. D’une part, la technologie ne cesse d’évoluer. De l’autre, les individus exigent de pouvoir contrôler davantage qui a accès à leurs données. La plus importante adaptation qui soit intervenue en matière de législation sur la protection des données personnelles a eu lieu en 2018 avec l’implémentation du RGPD dans l’Union européenne, suivie en septembre 2019 par la PDS2 et par LinkedIn qui n’avait pas tenu compte d’une injonction préliminaire datant d’août 2017 qui exigeait d’octroyer à hiQ Labs Inc. un accès aux profils de membres librement disponibles. Plus de 80 pays et territoires indépendants, parmi lesquels pratiquement tous les pays d’Europe et de nombreux pays d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Asie et d’Afrique, disposent désormais d’une législation circonstanciée visant la protection des données personnelles.

La législation en matière de localisation des données a elle aussi évolué. En Australie, l’administration fiscale exige une copie locale des informations représentant un risque élevé ou de gros volumes de données concernant les déclarations fiscales de sociétés ou de particuliers. On peut comparer cette obligation à la loi qui existe depuis de nombreuses années en Allemagne. La Russie est un autre exemple: le pays exige qu’une copie des données personnelles soit conservée en Russie, même si elles sont exportées vers d’autres pays.

Les différences de législation peuvent représenter un défi pour les fabricants qui désirent conserver les données de plusieurs personnes dans différents pays.

« Si vous est responsable de la gestion de la protection des données, cela peut représenter un coût important à mesure que votre société grandit », explique Adam Prince. « Une meilleure protection des données est une chose fantastique pour les individus mais les différences de législations ont aussi pour conséquence que les fabricants auront besoin d’outils spécifiques pour se frayer un chemin dans cette complexité. »

Davantage de sociétés de moyenne envergure tirent parti du SaaS

Un nombre croissant d’études confirment que l’utilisation des technologies cloud dans l’industrie manufacturière se traduit par des implémentations plus rapides, des coûts réduits et une plus grande facilité d’évolution.

Pour 2020, Adam Prince conseille aux fabricants d’investir dans des modèles prédictifs et des technologies de planification pouvant s’intégrer avec leur solution ERP.

« En matière de ventes, cela vous permet de réaliser de meilleures prédictions et de tenir compte des fluctuations saisonnières. Vous êtes en mesure d’identifier les facteurs qui influencent vos ventes (que ce soit les conditions météorologiques ou une période de congé) et de les corréler à différents scénarios afin d’en évaluer l’impact. »

Par ailleurs, le fait d’investir dans l’optimisation du processus de vente et dans la planification opérationnelle raccourcit les délais. Selon le type de logiciel que vous utilisez pour la gestion de votre entreprise, vous pouvez surveiller en un seul endroit la totalité des facteurs qui ont une influence sur le cycle de vente. Cela vous procure une meilleure compréhension de la répartition géographique de vos clients et de vos fournisseurs de même qu’une meilleure perspective sur les choses qui peuvent influencer la durée des processus.

Se préparer à 2020

Des sujets tels que le Brexit, les guerres tarifaires et les exigences croissantes des clients impliquent que les fabricants doivent se focaliser sur trois choses.

  1. Modernisez vos applications. Même si vous avez numérisé la totalité de vos processus, il est utile de vous mettre en quête de nouveaux potentiels et fonctionnalités. Moderniser vos applications peut simplifier votre gestion informatique et réduire le temps que vous y consacrez. A cela s’ajoutent les avantages des applications cloud, tel qu’expliqué ci-dessus.
  2. Uniformisez vos systèmes d’exploitation et constituez un bon écosystème. Le fait de rationaliser un environnement de gestion unique et complet se traduira par une résorption de l’inutile complexité qui caractérise l’utilisation de différents systèmes. Cela vous permettra également d’accélérer la mise en oeuvre de nouvelles technologies. Vérifiez dans quelle mesure vous pouvez partager aisément des données avec vos partenaires. Pour y parvenir, vous avez besoin d’une plate-forme qui rassemble toutes les facettes de votre réalité.
  3. Lancez-vous dans l’automatisation et l’IA. En automatisant et en mettant en oeuvre la technologie IA, vous serez en mesure d’améliorer sensiblement votre productivité et votre efficience. Aujourd’hui, la Robotic Process Automation (RPA) est d’ores et déjà déployée dans différents secteurs.

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