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Patrons de PME : la reprise, vous la voyez comment ?

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Un patron de PME réfléchit à la reprise.

Patrons de PME : la reprise, vous la voyez comment ?

Que vous soyez « conquérant aventurier », « gestionnaire prudent », « capitaine humaniste » ou « stratège engagé », vous êtes en tout cas mobilisé pour conduire votre entreprise vers la sortie de crise en évitant les écueils. Le baromètre PME Sage dégage en une quarantaine de chiffres clés un portrait plutôt rassurant des patrons de PME attentif à la reprise. Son quotidien est loin d’être de tout repos mais il trouve les ressources pour faire face et pose les premiers jalons pour sortir renforcé de la tempête !

Ce patron de PME en mode capitaine de navire, les résultats du baromètre lui dessinent une cohérence articulée autour de trois dominantes :

  • La confiance, malgré tout
  • Le cash, avant tout
  • Le travail à distance, tout compte fait

Le mental est un facteur primordial pour aller de l’avant en dépit des tensions provoquées par les mutations accélérées dans l’écosystème des patrons de PME. Ce qui ne veut pas dire que la digitalisation engagée avant la crise dans une majorité d’entreprises ne doit pas être accélérée pour soulager le quotidien de leurs dirigeants.

Malgré les vents contraires, les patrons de PME regardent devant

En raison d’un positionnement favorable ou grâce à une diversification entamée dès le début de la pandémie, certaines entreprises se préparent à sortir de la crise plutôt renforcées.
Mais la majorité des patrons de PME doivent consacrer toute leur énergie pour espérer maintenir leur activité en attendant des vents plus porteurs.

Le baromètre PME Sage révèle d’ailleurs que les capacités de résistance sont usées par la longueur de la crise et les soubresauts sanitaires. Si seulement 8,2 % des patrons de PME redoutaient une baisse d’activité sur 12 mois en septembre dernier, ils sont aujourd’hui presque le double (15,4 %) à anticiper un repli de leur chiffre d’affaires sur un exercice complet. Cela malgré des résultats de début d’année 2021 relativement solides, puisque la baisse d’activité n’affecte plus que 26,3 % des entreprises interrogées (contre 43,5 % en septembre).

Pour autant, peut-être parce que les mesures qu’ils ont eu la sagesse de prendre, ainsi que les aides dont ils ont pu bénéficier, atténuent les conséquences financières de la panne d’activité, les patrons de PME témoignent d’une confiance inoxydable. L’indice de confiance a même gagné 50 % entre les deux vagues du baromètre Sage.

Cette attitude positive face à l’avenir est une excellente nouvelle pour l’innovation, dont on sait le rôle capital qu’elle doit jouer dans la transformation des PME.

La disponibilité du cash est la priorité !

Deuxième axe majeur du baromètre Sage consacré aux patrons de PME : la façon dont ils préparent leur organisation à profiter de la reprise.

Globalement, les patrons de PME actionnent trois leviers pour préserver leur cash, à la fois pour assurer les fins de mois et pour avoir les moyens de tirer parti des opportunités de sortie de crise :

  • Réduire les charges
  • Profiter des mesures gouvernementales
  • Améliorer le recouvrement auprès de leurs clients

Pour réduire leurs charges, considérant manifestement que le télétravail est appelé à perdurer au-delà des contraintes de distanciation sanitaire, les patrons de PME révisent leur politique immobilière. 13 % des dirigeants interrogés en février ont indiqué privilégier la réduction de l’emprise immobilière pour préserver leur trésorerie. Quand plus de 6 % ont choisi le déménagement. C’est très sensiblement plus que lors de la première vague d’enquête.

Alors que le recours à l’activité partielle concerne seulement un peu plus du quart des patrons de PME interrogés par la deuxième vague du baromètre (contre 40,5 % à la première vague), 16 % des entreprises ont choisi de licencier du personnel (contre 4,4 % à la première vague). Ce résultat est à mettre en relation avec la décision de la moitié des patrons de PME (48,4 %) de se recentrer sur leur cœur de métier et de mettre entre parenthèses leur stratégie de diversification. Mais aussi avec le fait que le poids des charges salariales constitue un frein à la reprise pour 23,7 % des patrons interrogés par le baromètre PME.

Pour passer le cap, les entreprises ont profité des mesures d’urgence dès le départ, au moins pour près de 60 % des patrons de PME. Ils ont notamment privilégié le report des échéances fiscales et sociales (22,5 %) et le recours à l’activité partielle (22,5 %), selon les résultats de la première vague du baromètre PME. Désormais, peut-être parce que le report des échéances n’est pas éternel, c’est plutôt le PGE qui est plébiscité, avec près de 40 % de croissance entre les deux vagues.

Augmenter le cash, ce n’est pas seulement l’empêcher de sortir. Il faut accélérer les rentrées. Les retards de paiement affectent 18,4 % des trésoreries des PME interrogées. Le résultat est en légère baisse par rapport à la première vague.

Faut-il y voir les premiers effets de la digitalisation entamée par les PME ? La facturation électronique et le recouvrement arrivent respectivement au 3ème et au 4ème rang des priorités digitales des patrons de PME. Ou est-ce le signe qu’une véritable culture de trésorerie s’impose progressivement dans les PME ?

Les patrons de PME réorientent leur transformation digitale pour intégrer les nouvelles formes de travail

82,6 % des patrons de PME interrogés par le baromètre déclarent avoir mis en place le télétravail pour au moins une partie de leurs équipes. C’est beaucoup, et sensiblement plus que le résultat déjà élevé enregistré à l’occasion de la première vague (72,2 %).

La pratique du télétravail suppose une transformation du travail plus conséquente que de demander juste aux collaborateurs de travailler depuis chez eux. Ou plutôt, l’installation durable du télétravail induit des conséquences pratiques dans le fonctionnement collectif. C’est en tout cas ce que les patrons de PME semblent considérer, avec près d’un tiers (31,6 %) qui regardent la nouvelle organisation du travail comme un handicap pour la sortie de crise. C’est deux fois plus qu’en septembre !

C’est pourquoi les efforts de digitalisation se sont massivement reportés sur la facilitation du travail à distance, selon près d’un patron de PME sur deux (46,2 %). Le reporting vient au deuxième rang, ce qui peut être considéré aussi comme une prise en compte de la dispersion des équipes et de leurs managers.
7 entreprises sur 10 investissent aujourd’hui dans le Cloud. Parmi ces entreprises, beaucoup sont des PME. Les logiciels Cloud pour les PME constituent en effet des leviers d’agilité.

En conclusion, les patrons de PME, bien que touchés, ne sont pas coulés ! Ils se donnent les moyens de minimiser les conséquences financières de la crise par des mesures d’économie et en renonçant à certains investissements perçus comme non essentiels. Ils bénéficient des mesures d’accompagnement, le PGE en premier lieu, pour se donner encore plus de souplesse. Ils adaptent leur fonctionnement à une organisation caractérisée par le travail à distance.

Le kit de survie de la PME

Un petit guide pratique destiné à aider votre société à se lancer et/ou à survivre à cette période critique.

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