Définition

Dépréciation : Définition de la dépréciation d’une entreprise

La dépréciation

Enregistrée au moment de clôture de l’exercice comptable d’une entreprise, la dépréciation (anciennement appelée « provisions pour dépréciation ») correspond à la perte ou de la diminution de valeur d’un élément actif. D’une manière unilatérale, la dépréciation est la constatation comptable d’un appauvrissement d’une entreprise ou/et d’une dépréciation du patrimoine de l’entreprise. Elle est en comptabilité considérée comme une opération d’inventaire, ce pourquoi elle s’effectue non pas en cours d’activité, mais en clôture d’exercice.

Elle peut également dans le vocabulaire économique indiquer la baisse de valeur d’un bien ou d’une monnaie. Elle peut être alors comparable à la dévaluation.

Comptabiliser une dépréciation en comptabilité

Pour l’entreprise, la dépréciation est donc enregistrée au moment de la clôture de l’exercice comptable et elle vient indiquer que la Valeur Actuelle (VA) d’un élément actif est désormais inférieure à sa Valeur Nette Comptable (VNC) en fin d’exercice. En d’autres termes, la VA correspond au prix de vente probable à l’inventaire tandis que sa VNC indique sa valeur d’entrée dans le patrimoine. La différence entre ces deux valeurs est qualifiée de « moins-value latente ».

Distinguer l’amortissement de la dépréciation

L’amortissement correspond ainsi à la perte de valeur de ses actifs suite à l’usure, le temps ou le phénomène d’obsolescence. Contrairement à la dépréciation, il est donc irréversible et intrinsèque à la vie de l’entreprise.

Il existe enfin plusieurs méthodes de calcul pour évaluer la baisse de la valeur d’un actif : la méthode d’amortissement linéaire, dégressif, variable et exceptionnel. Ces techniques de calcul sont fort utiles, car elles permettent de prendre notamment en compte les différents facteurs liés à l’obsolescence ou la perte de valeur de ses ressources.

Dépréciation : quels sont les éléments d’actif concernés ?

Les éléments d’actif qui sont concernés par la dépréciation sont :

La dépréciation des immobilisations

La dépréciation d’une immobilisation corporelle ou incorporelle concerne les biens amortissables ou non. Elle peut être causée par différents facteurs externes à l’instar des changements de l’environnement global, juridique et économique, du secteur d’activité de l’entreprise, à l’augmentation des intérêts, ou encore à des mouvements de la valeur du marché. Elle peut aussi être la conséquence de facteurs internes liés à des problèmes dans le plan d’amortissement ou à un décalage négatif entre les résultats et les prévisions de performance.

À noter qu’une immobilisation est considérée comme amortissable quand il est possible pour l’entreprise d’en déterminer son utilisation sur une période limitée dans le temps. En général, toutes les immobilisations corporelles sont amortissables à l’exception des terrains et des œuvres d’art.

La dépréciation des créances clients

Elle correspond à la partie des créances que l’entreprise risque de ne pas recouvrer lorsque le client se retrouve en difficulté de paiement, ou se retrouve en situation d’insolvabilité.

La dépréciation des stocks

A l’issue d’un inventaire comptable où l’on peut constater s’il y a ou non dépréciation, on peut s’apercevoir la baisse de la valeur initialement prévue du stock. Ce peut être dû à des changements technologiques, la détérioration du stock ou encore le changement dans les mentalités, les modes ou les tendances.

La dépréciation des titres

En clôture d’exercice, il est nécessaire qu’une entreprise fasse une estimation et une réévaluation des titres qui est fondée sur le cours de la bourse. Si une entreprise s’aperçoit que la valeur actuelle de ses titres est supérieure à la VA, on appelle cela une « plus-value latente » tandis qu’une perte de valeur indique donc une « moins-value » et la nécessité de comptabiliser la dépréciation pendant la clôture.

 

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