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6 conseils d’experts aux entrepreneurs qui se lancent

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Découvrez notre dossier à l’occasion du prix #moovjee2019, qui récompense les jeunes entrepreneurs qui se lancent.

Sage est partenaire de Moovjee -mouvement pour les jeunes entrepreneurs- depuis 10 ans. Laurent Dechaux, directeur général de Sage France, explique « Au-delà du fait de leur fournir des solutions et des services technologiques, Sage se positionne comme un partenaire de croissance des entrepreneurs »

Avec plus de 300 candidats de 18 à 30 ans, le prix Moovjee est un vivier d’idées et de jeunes talents. A cette occasion, nous avons interviewés 5 experts et leur avons demandé quels conseils ils aimeraient donner aux entrepreneurs qui se lancent.

Découvrez les profils de nos experts à la fin de l’article.

1 – Ne pas avoir peur de l’échec

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Olivier Goy : « Je leur donnerai le conseil d’être décomplexé et de voir grand. Ils doivent partir pour une grande aventure sans douter de leurs chances. En revanche, être ambitieux nécessite de se donner sans tricher et d’être prêt à accepter les hauts et les bas de l’entrepreneuriat. Sans une résilience hors norme, aucune chance que la vision se réalise. »

Nicolas Piatkowski : « En tant qu’entrepreneurs on a tout connu : on a connu des succès, on a connu de gros échecs. La vie d’un entrepreneur est extrêmement stimulante. Il y a forcément des difficultés. C’est comme tout dans la vie, quand il y a un problème on a juste une mentalité où il faut être “focus” sur la solution. La vie d’un entrepreneur, c’est faire face à des problèmes tout le temps. »

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Gaël Chatelain-Berry : « L’entrepreneuriat, c’est une expérience absolument magique, qu’elle soit couronnée de succès ou pas. Et je crois que c’est ça aussi le message qu’il faut donner à tous les jeunes qui se lancent dans l’entrepreneuriat : fondamentalement, que ça marche ou pas, ce n’est pas très important. Bien sûr si ça marche c’est génial et si on a un Mark Zuckerberg ce soir c’est génialissime, mais si ça plante c’est une expérience géniale qui servira toute la vie. »

2 -Etre passionné par son projet

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Soumaya Dziri: « Je conseille aux jeunes entrepreneurs qui se lancent d’être passionnés par leur projet, c’est très important d’aimer ce qu’on fait quand on est entrepreneur, il ne suffit pas d’aimer les conditions de l’entrepreneuriat. »

3 – Etre soi-même et garder ses valeurs

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Dominique Crochu : « Si un ou un.e jeune entrepreneur.e souhaite s’associer, il est sans nul doute nécessaire de s’assurer de la réalité du partage des valeurs avec la personne sollicitée … ou candidate. Valeurs ? Ce ne sont pas tant celles qu’on affiche que celles qui sont vécues au quotidien de la vie. Les valeurs ne sont pas des mots. Ce sont des actions, des actes établis en concordance avec ses idées qui donnent du sens à l’engagement. Il est utile de prendre le temps de se connaître avant de tenter une aventure entrepreneuriale commune. Ce temps de découverte est un espace précieux et enrichissant pour bien débuter une association. Avec des valeurs communes vraiment éprouvées par les membres associés, les difficultés professionnelles qui peuvent surgir sont mieux appréhendées et gérées quand la relation de confiance est installée. Celle-ci demande quand même du temps et de la bienveillance réciproque. »

Nicolas Piatkowski : « Il y a beaucoup de modes dans le monde des start-up. La vie d’un entrepreneur ça peut être “cool” d’après ce qu’on voit dans les médias, mais la vérité c’est que sur le terrain c’est de l’acharnement quotidien. Et je pense que pour faire une boîte qui perdure, il faut faire un projet qui est allié avec ses propres valeurs, avec sa propre mission, et je pense que c’est ça le nerf de la guerre. Nous chez les Geeks des Chiffres on veut vulgariser la finance et la gestion financière pour tout le monde. On travaille tous les jours pour ça et on est animés par ça. »

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Gaël Chatelain-Berry : « Il faut être profondément convaincu qu’on a pas à mettre nos valeurs de côté parce qu’on est en entreprise. On a pas à jouer un rôle parce qu’on est en entreprise. Il faut être soi-même, avec nos valeurs, nos envies, nos craintes, nos peurs, tout ce qu’on est en tant qu’êtres humains. On est en train de revenir à ce qu’était le capitalisme du 18ème siècle.

Adam Smith définissait le capitalisme autour de l’humain. Il expliquait qu’un chef d’entreprise, s’il ne s’occupait pas de ses ouvriers, et des enfants de ses ouvriers, il faisait une erreur parce que si jamais il ne payait pas bien ses ouvriers, les ouvriers n’achèteraient pas ses produits. Et s’il n’éduquait pas bien les enfants des ouvriers, il n’aurait pas de bons ouvriers sur la génération suivante. Et on a oublié ça pendants les années 80, 90. J’ai l’impression qu’on revient au capitalisme un peu originel qui remet véritablement l’humain au centre. »

4 – Être à l’écoute de ses équipes

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Gaël Chatelain-Berry : « Il est fondamental pour les entreprises de bien avoir conscience que c’est un cadeau que les gens font de venir travailler dans cette entreprise. Ce n’est pas acquis du tout, encore plus pour la jeune génération, et pour les garder. Il y a deux règles : la première ne pas faire à ses équipes ce que l’on aimerait pas que notre propre boss nous fasse, et la deuxième chose c’est de toujours être à l’écoute. Quand on est patron d’une boîte on a rarement conscience des attentes de chacune des personnes dans l’entreprise. Il y a une vraie attente de la part de votre génération : lorsque vous allez travailler, le besoin qu’il y aie un sens à votre travail. Un sens qui soit culturel, qui soit social, qui soit sociétal.

J’ai l’impression à mon tout petit niveau de faire bouger les choses, de faire évoluer, quand je vais dans des grands groupes du CAC 40 prodiguer la bonne parole, je me dis “ok, sur les 500 personnes qui sont là il y en a peut-être 10 qui vont être convaincues et qui vont changer leur comportement. »

5 – S’entourer d’un réseau solidaire et diversifié

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Dominique Crochu : « Souvent, la création d’une activité entraîne une grande focalisation sur les problématiques du développement du business de l’entreprise, la plupart du temps, avec un entourage restreint du fait d’un intense volume de travail. Il est toujours intéressant de garder des moments d’échanges avec ses pairs, et aussi avec des personnes d’autres horizons. Il y a une forme de nécessité d’avoir des moments de partage pour se ressourcer. S’ouvrir à d’autres personnes de différents secteurs, c’est créer une forme de réseau solidaire utile pour des échanges sur des points particuliers ou généraux de l’entrepreneuriat. Pour enrichir ces temps communs, il est intéressant de veiller à une mixité des profils (multi-génération, multi-culturel, genre…).

Cette volonté de diversité sera utile voire indispensable à retrouver dans les éventuels recrutements de la société. Les études économiques actuelles montrent que les équipes mixtes (genre) amènent +21% de business et la diversité large des profils peut amener jusqu’à 35% d’augmentation de l’activité. »

6 – Tenir sa comptabilité à jour

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Nicolas Piatkowski : « Si vous parlez de comptabilité généralement à tous les entrepreneurs ils ont déjà les cheveux qui vont se hérisser sur la tête (rires), ils vont avoir hyper peur. Je conseille de sous-traiter sa comptabilité pour être plutôt “focus” sur son projet et son produit, travailler là où on est le meilleur. Il faut être très bien organisé, tenir sa comptabilité à jour, parce que c’est fondamental, et il y a des outils aujourd’hui qui le permettent, comme Sage par exemple. Si on a une gestion financière à jour et bien tenue, on peut savoir si on est sur la bonne direction ou pas, et on a pas de problème en fin d’année pour pouvoir clôturer les comptes. Donc si j’ai un conseil à donner : soyez bien ordonné, et tenez à jour votre comptabilité tous les mois. »

Les profils de nos experts

  • Gaël Chatelain-Berry est auteur entre autres de « Mon boss est nul mais je le soigne: Comment transformer le pire des patrons en manager bienveillant » et « Je me trouve nul(le) mais je me kiffe ! » aux éditions Marabout, il est aussi conférencier, et chroniqueur pour Psychologies Magazine et LCI. Il faisait partie des « LinkedIn Top Voices » en 2018.
  • Nicolas Piatkowski et Soumaya Dziri sont les cofondateurs de L’École en ligne en Gestion Financière et Comptabilité. Il s’agit de la première chaîne YouTube sur la comptabilité et la finance en France, avec 22 000 abonnés : Les Geeks des Chiffres.
  • Dominique Crochu est la première femme à avoir été nommée à un poste de direction à la FFF -Fédération Française de Football – en tant que directrice l’information en ligne. Aujourd’hui, elle est mentor pour de jeunes entrepreneurs et associée à Digitaly, qui accompagne les organisations pour leurs projets de mixité.
  • Olivier Goy est fondateur et PDG de October (anciennement Lendix), plateforme de prêt aux PME #1 en Europe continentale. Il est aussi fondateur et président de 123 Investment Managers, une société de gestion indépendante.

Nous espérons vous avoir donné de l’inspiration pour vos projets !