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ERP intégré et best of breed : et si nous cessions de les opposer ?

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Avec une augmentation de 17% en 2020, le marché mondial des services cloud est plus que jamais une brique essentielle de la transformation numérique des entreprises. Selon Gartner, les logiciels en mode SaaS resteront le segment de marché le plus dynamique avec des dépenses estimées à 116 milliards de dollars cette année. Que ce soit d’un point de vue organisationnel, structurel ou financier, l’accès à un ERP en mode SaaS présente des avantages indéniables, tout particulièrement pour les PME qui réalisent leur transition digitale. Si la plupart des décisionnaires IT (86%) sont convaincus de la pertinence de cette évolution dans le cloud, des incertitudes demeurent quant à l’architecture à adopter. Faut-il simplifier l’architecture logicielle en s’appuyant sur un ERP tout intégré afin de limiter le nombre de solutions et d’environnements techniques ? Ou au contraire adopter une démarche best of breed afin de profiter d’applications spécialisées correspondant à ces spécificités métiers ?

Cette dichotomie alimente les débats depuis longtemps. Il serait temps de la dépasser. La logique du cloud computing et du SaaS doit nous permettre de combiner les offres de différents fournisseurs afin de mettre en place un écosystème ouvert dans lequel l’ERP cœur de métier cohabite avec des solutions best of breed, le tout au sein d’un environnement sécurisé et orchestré par un réseau de partenaires intégrateurs.

Les bénéfices d’un socle ERP en mode SaaS

En premier lieu, les apports d’un ERP SaaS reposent sur les qualités de l’ERP lui-même, qu’il soit accessible en mode SaaS ou non. Centralisation des données, élimination de certaines tâches chronophages de saisie, homogénéisation des processus… Les bénéfices tiennent avant tout à la possibilité d’obtenir une vision globale de votre entreprise, de simplifier son organisation, et de gagner du temps, notamment grâce au partage direct des données via l’ERP.

L’accès au logiciel en mode SaaS vient ajouter des bénéfices en termes de mobilité, avec des données accessibles en tout lieu instantanément. La montée en charge est facilitée par l’absence d’infrastructure technique, l’abonnement est dimensionné à l’usage et la sécurité est d’un niveau supérieur à celle d’une architecture on permise. Enfin, le mode multi tenant permet de bénéficier d’un environnement technologique continuellement à jour des innovation apportées par l’éditeur, point essentiel pour l’agilité et l’évolutivité de l’entreprise.

Sage s’inscrit dans cette dynamique en projetant sa stratégie sur un socle ERP pensé nativement pour le cloud et hébergé sur une plateforme multi tenant, avec pour enjeu principal de livrer une solution cloud immédiatement disponible, avec un déploiement simplifié, une interface facile à prendre en main et un haut niveau d’automatisation. Le but étant de simplifier l’environnement de travail et d’épargner à l’utilisateur certaines tâches de saisie, notamment via la numérisation des factures et leur accessibilité directe depuis les écritures comptables.

ERP tout intégré et best of breed main dans la main

Au-delà des avantages que nous venons de citer, l’intérêt d’une solution ERP en mode SaaS se manifeste également dans la possibilité de compléter facilement l’outil avec d’autres solutions SaaS métiers spécialisées. Pour Sage, l’ouverture est un facteur essentiel d’efficacité de l’environnement ERP. Cessons d’opposer ERP tout intégré et démarche « best of breed ».

La nouvelle plateforme Sage Business Cloud incarne cette démarche d’ouverture combinant un socle cœur métier, associé à une market place permettant de compléter cet environnement avec d’autres applications spécifiques adaptées aux particularités du métier. Au sein de cette market place cohabiteront des solutions Sage ainsi qu’un écosystème de solutions partenaires, accessibles via des APIs et dont les niveaux de compétences auront préalablement été certifiés par Sage. On peut être un acteur historique du marché des ERP intégrés tout en ayant la sagesse de laisser aux entreprises le choix d’une stratégie alternative.

Dans une récente publication, l’analyste Forrester Duncan Jones faisait ressortir les risques d’une trop forte uniformisation des portefeuilles logiciels, soulignant l’échec des stratégies axées sur la marque et l’intégration plutôt que la fonctionnalité : « Personne ne veut renoncer à l’agilité de l’entreprise ou à l’accès aux fonctionnalités dont les utilisateurs ont besoin au nom de l’adhésion à une stratégie d’entreprise… Les clients de Forrester qui recherchent de nouvelles offres SaaS citent souvent l’innovation et l’expérience comme moteur de leurs choix ».

Duncan Jones termine en exhortant les décideurs à veiller à ce que – quel que soit leur choix d’ERP dans le cloud – ils s’assurent que les APIs soient ouvertes et que l’intégration avec des produits tiers soit possible. C’est effectivement dans cette voie que Sage souhaite s’engager, en donnant la possibilité technique d’accéder à un écosystème de tiers éditeurs. L’avenir est dans la combinaison d’un ERP toujours aussi qualitatif et complet sur le « core », notamment le transactionnel, les aspects comptables et commerciaux, tout en accompagnant les entreprises vers un environnement best of breed pour un besoin spécifique vertical, par le biais de nos partenaires intégrateurs.

En réalité, Sage a déjà mis en pratique cette approche best of breed au sein de son propre environnement, avec des solutions telles que Batigest, qui vient apporter une réponse aux spécificités comptables des entreprises du bâtiment. De même, certaines solutions de productivité telles que Microsoft Office 365 doivent s’intégrer à l’environnement Sage. Notre volonté d’ouverture permet de se connecter facilement à des tableaux de bord Excel ou des documents partagés sur SharePoint par exemple.

« Le best of breed ne doit pas être l’opposition d’un modèle d’ERP monolithique. Les deux approches doivent se combiner pour répondre aux besoins spécifiques de chaque entreprise. »

S’engager dans une démarche best of breed : les points d’attention

La pertinence d’une démarche best of breed s’apprécie au regard d’un ensemble de paramètres liés à votre contexte métier, aux solutions existantes sur le marché, à la gestion des risques et à la préservation de l’intégrité des données.

Définissez vos besoins et évaluez les prérequis techniques

Commencez par faire le tour de vos besoins. Êtes-vous sûr de ne pas pouvoir trouver chez l’éditeur de l’ERP l’ensemble des fonctionnalités dont vous avez besoin ? Ne perdez pas de vue que la solution peut faire l’objet de paramétrages spécifiques de la part de votre partenaire intégrateur, dans le but de l’adapter à votre environnement métier.

Il convient également d’identifier les processus, domaines et activités que vous allez être amené à gérer. Intégrer différents outils avec des automatismes différents implique de former les équipes utilisatrices et techniques. Pensez à vous entourer d’un partenaire capable d’intégrer les différents briques que vous souhaitez assembler. Attention, l’intégrateur historique de votre cœur comptable ne sera pas forcément compétent pour intégrer le CRM que vous souhaitez mettre en place, pensez à trouver le bon partenaire.

Identifiez la solution best of breed

Si les enjeux et les spécificités de votre organisation ne vous permettent pas de travailler avec une solution ERP unique, partez de votre besoin et rédigez un cahier des charges. Vous pouvez identifier vous-même la solution best of breed idéale pour votre contexte métier, mais l’idéal sera de confier cette tâche à un partenaire intégrateur qui sera en mesure d’évaluer votre cahier des charges, le confronter aux solutions existantes sur le marché, évaluer votre maturité technique et analyser les implications en matière de gestion.

Maîtrisez les risques

Quel risque êtes-vous prêt à prendre ? Gardez à l’esprit qu’un ERP « tout intégré » minimise les risques d’incompatibilité, réduit les temps de déploiement et vous permet d’avoir un seul interlocuteur. Si le best of breed représente un choix judicieux dans certains cas, il nécessite aussi de redoubler d’attention sur les aspects liés à la sécurité et la conformité, notamment au RGPD. Ces différents aspects sont parfaitement maîtrisés au sein des environnements Sage. Nos partenaires intégrateurs veillent systématiquement à ce que l’ajout de solutions tierces n’engendre pas une baisse du niveau de sécurité et de protection des données.

Veillez à l’intégrité des données et à la performance

Le dernier point d’attention est relatif aux référentiels de données. Il est crucial de veiller à ce que le système tiers n’entraîne pas de corruption de vos données, ce qui aurait pour effet de rendre ces dernières incompatibles avec la solution cœur de métier Sage. Assurez-vous que le modèle de base de données dont vous avez besoin soit effectivement compatible avec votre construction best of breed. Enfin, des questions de performances peuvent se poser lors des échanges de données entre solutions. Certains environnements, déployés avec des solutions tierces, peuvent nécessiter des contrôles de cohérence et un traitement de l’information un peu moins rapide.

« Notre réseau de partenaires intégrateurs est une pièce maîtresse dans la construction d’un environnement ERP / best of breed cohérent et sécurisé »

Pour conclure, gardez à l’esprit que le partenaire intégrateur est une pièce maîtresse dans la construction d’un environnement ERP / best of breed cohérent et sécurisé. Certifiés par Sage, ces intégrateurs réalisent des audits de sécurité pour l’ensemble des applications qui viendront se greffer à l’environnement Sage. C’est dans cette même logique de sécurisation et d’accompagnement de ses clients que Sage souhaite industrialiser cette approche combinant le meilleur des deux mondes, à travers une market place. En associant les bonnes compétences et des solutions approuvées par Sage, vous en retirerez rapidement des bénéfices en matière de productivité.

Combiner Best of Breed et ERP intégré, 7 points clés à retenir :

  1. Cerner ses besoins
  2. Mesurer le niveau de maîtrise technique requis pour combiner les solutions
  3. Identifier les solutions tierces
  4. Maîtriser les risques
  5. S’entourer de partenaires intégrateurs
  6. Veiller à la compatibilité des données entre la solution best of breed et l’ERP cœur de métier
  7. S’assurer du maintien de la performance lors des échanges de données entre systèmes