Etude mondiale sur les retards de paiements :

Les PME sont pénalisées à hauteur de 3 000 milliards d’euros

  • Selon l’étude réalisée par l’institut Plum et commanditée par Sage, 11 % des factures en France sont payées en retard, un résultat honorable comparé aux 17 % au Royaume-Uni mais le record de 8% pour nos voisins allemands reste à battre.
  • Près d’un tiers des entreprises françaises (32 %) déclarent subir des conséquences directement liées à ces retards de paiement. En effet, sur 5 factures payées en retard, 4 sont considérées comme des créances irrécouvrables.
  • 21 % des PME françaises qui ne réclament pas les paiements dus ne le font pas afin de préserver les relations avec leurs clients.

Dans le rapport « Retards de paiement : l’effet domino » publié aujourd’hui par Sage, le préjudice subi par les PME suite aux retards de paiements est estimé à 3 mille milliards d’euros à l’échelle mondiale. Une facture sur dix n’est pas payée dans les temps, souligne le rapport, et environ 8 % des paiements ne sont jamais payés ou payés avec un retard suffisamment important pour que le fournisseur soit forcé de les compter comme créances irrécouvrables.

L’étude Sage « Retards de paiement : l’effet domino » souligne qu’environ 40 % des PME dans les 11 pays étudiés ont subi des impacts négatifs directs liés à des retards de paiement.

En France, les 3 principaux impacts des retards de paiement sont : des investissements décalés pour 13 % des PME, un impact négatif sur la rémunération des collaborateurs pour 12 % et des difficultés pour verser des primes annuelles pour 11 %.

Cependant, lorsque l’on cherche les raisons pour lesquelles une PME ne lance pas de procédure pour récupérer la somme due, la principale raison évoquée par 21% des entreprises sondées en France est la préservation de la relation client, laissant penser qu’il y a beaucoup de non-dit autour des retards de paiements.

« Les PME constituent l’essentiel de notre économie et les retards de paiement ont un impact important sur leur activité ainsi que sur leur capacité à se développer et à planifier. En France, ce sont 25 % des faillites des PME qui sont dues aux retards de paiement et d’une manière générale, elles passent 6 jours par an à réclamer le recouvrement de ces impayés », déclare Laurent Dechaux, Directeur Général de Sage Europe du Sud.

Globalement, selon l’Observatoire des délais de paiement, le respect des délais de paiement permettrait de libérer 11 milliards d’euros (pour 2015) de trésorerie pour les entreprises.

Cependant, depuis 2015, la France connaît des avancées positives, notamment sur le retard moyen de règlement des factures fournisseurs qui est passé de 13,6 jours en 2015 à 11,6 jours cette année 2017.

« Près de 45 % des PME en France indiquent n’avoir aucun problème à relancer leurs clients. Pour autant, la France doit tout mettre en œuvre pour que les PME soient payées en temps et en heure. La dématérialisation des factures est notamment l’une des solutions possibles pour réduire encore davantage ce délai et alléger les tâches administratives des PME. » commente Laurent Dechaux.

 

Méthodologie

Sous la direction de Plum Consulting, l’étude a analysé les réponses de plus de 3000 entrepreneurs dans 11 pays, afin de mieux comprendre les conséquences des retards de paiement sur les PME. Cette enquête a été menée en juillet et août 2017.

Aperçu global de l’étude Sage « Retards de paiement : l’effet domino »

Dans les 11 pays analysés, les petites et moyennes entreprises représentent au moins 96 % de l'ensemble des entreprises, la raison la plus souvent citée pour ne pas relancer les clients en retard de paiement est la "protection de la relations clients", c’est pourquoi Sage réclame un changement fondamental de culture pour que les petites et moyennes entreprises soient fières de leur travail et ne craignent pas de réclamer ce qui leur est dû.

 Aperçu de l’étude Sage/Plum « Retards de paiement : l’effet domino »

 

« C’est en faisant évoluer les mentalités sur le recouvrement des impayés que l’effet domino pourra être stoppé. A chaque fois qu’une PME s’occupera de relancer ses impayés, ses propres fournisseurs seront payés en retard et ainsi de suite », déclare Tim Miller, membre de l’agence Plum Consulting. « Mettre en place un système automatique de relance d’impayés peut être la solution, et résoudra également le problème du manque de ressources et de personnel que citent les PME comme étant l’une des raisons pour lesquelles elles ne cherchent pas à récupérer la somme due. »