Comment peut-on encore parler d’ERP aujourd’hui ?

Publié il y a · 4 min de lecture

Ces vingt dernières années, les besoins des entreprises en solutions de gestion ont fortement changé, sous la pression de contraintes externes autant que du renouvellement des modèles d’excellence. Pour autant, l’ERP reste au centre des projets et des réflexions sur la modernisation des équipements logiciels. Un vocable inusable mais qui recouvre bien d’autres logiques aujourd’hui.

Isabelle Saint-Martin, vous êtes responsable du marché ERP chez Sage. Parler d’ERP fait-il encore sens ?

L’ERP a en effet bien changé mais la référence collective persiste ! Reflet de l’histoire et de l’évolution lente de l’informatique, le terme « ERP » est réducteur par rapport à sa dimension établie dans les entreprises. Pour autant, force est de constater qu’il reste dans le langage courant, à l’instar du « téléphone » dont la fonction de communication est devenue au fil des temps très minoritaire par rapport à ce qu’est l’usage des terminaux mobiles.
Clairement, l’ERP n’a ni la même mission, ni les mêmes attributs que par le passé. Il n’est plus seulement question de structurer les processus, les solutions de gestion ont pour rôle de soutenir la performance et le développement de l’entreprise.

De votre point de vue, quels enjeux stimulent les projets ERP de nos jours ?

Les entreprises sont plus que jamais incitées à moderniser leurs outils. Car le monde se transforme et les oblige à des adaptations rapides.
D’une part, la mondialisation s’impose à toutes, y compris aux PME, à 85 % exposées à l’international, qu’il s’agisse pour elles d’entreprendre une expansion géographique ou des stratégies commerciales d’import/export, ou simplement de se mettre en conformité avec la réglementation le plus souvent européenne a minima.
D’autre part, l’introduction des technologies numériques dans toutes les strates de la société a pour effet d’accélérer toute l’économie et de bouleverser les références, avec on peut l’observer une certaine porosité entre l’évolution des modes de consommation grand public et l’évolution des pratiques de gestion, y compris dans le B2B : le rapport au temps a changé !

Pouvez-vous nous donner des exemples des conséquences concrètes de ces bouleversements ?

La logistique en est un bon exemple. Il est dorénavant admis dans l’inconscient collectif qu’un délai de livraison de 1 jour est un délai raisonnable et sérieux, quelle que soit l’activité. Sans doute sous l’influence d’Amazon qui, comme on le sait, livre plusieurs centaines de milliers d’articles en moins de 24 heures…
Un autre constat est l’accélération des cycles de gestion. Et là on peut évidemment citer la transformation de l’industrie textile, passée de 2 collections par an à 4 puis à 12 par an. La transformation s’illustre en fait dans toutes les industries, y compris d’ailleurs dans celle de l’édition du logiciel. Nous assistons à la nécessaire diversification des activités, au-delà des métiers traditionnels.

Il s’agit d’augmenter la fréquence de conception et de commercialisation de nouvelles offres, voire de livrer de manière perpétuelle des nouveautés au marché. Ce dans quoi nous sommes inscrits chez Sage, avec une accélération de nos livraisons de Sage Business Cloud Enterprise Management, anciennement Sage X3, conformément au mode agile adopté par nos équipes de R&D.

Quel rôle joue l’explosion des technologies numériques dans ce mouvement général de transformation ?

La montée de l’exigence des clients et leur plus grande volatilité coïncident avec un raccourcissement des circuits d’information, du fait de l’adoption des nouvelles technologies pour instaurer la mobilité, la dématérialisation, l’automatisation voire la robotisation des process. Ces deux mouvements s’alimentent mutuellement, l’accélération de l’accès à l’information génère de nouvelles attentes, qui induisent à leur tour un investissement ininterrompu dans les technologies bannissant l’espace et le temps.
Le digital crée sans cesse plus fortement la rupture avec nos références traditionnelles et impulse des transformations de notre manière de travailler. C’est un moteur de changement également chez les utilisateurs eux-mêmes, qui perçoivent tout autrement l’intérêt des logiciels. La révolution vient de l’intérieur, on y est dans le mixte générationnel ! La technologie n’est plus un frein mais au contraire un vecteur d’adoption.
Et il ne s’agit pas pour nous éditeur de faire fonctionnel, pratique, joli ; mais de doter de nouveaux pouvoirs chaque utilisateur, pour peu qu’il ait eu le moyen de s’approprier l’outil et de se rendre autonome.

On attend avec raison qu’un progiciel de gestion intégré d’aujourd’hui rende l’utilisateur plus productif, plus réactif, plus collaboratif au quotidien.

À quoi reconnaître un ERP d’aujourd’hui ?

Plus complète fonctionnellement et techniquement qu’un ERP traditionnel, une solution de gestion moderne se doit aussi d’être plus simple dans son usage et dans son exploitation. Elle doit apporter toute la flexibilité nécessaire pour que l’entreprise reste agile dans un environnement en perpétuel mouvement.
Et ce au moins pour les 10 ans à venir !

Car le futur en la circonstance est peu prédictible malgré tous les talents de visionnaires que les dirigeants peuvent avoir. Une chose est certaine pour les 2/3 des PME et ETI qui en ont pris conscience aujourd’hui : elles doivent réussir leur transformation. Le système d’information – l’ERP en son cœur – est dans ce contexte le meilleur allié sur lequel elles doivent compter.

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