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Gestion de trésorerie : « Prévoir, c’est agir »

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Gestion de trésorerie : « Prévoir, c’est agir »

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Un tiers des trésoriers d’entreprise envisage de se doter d’un outil de gestion de trésorerie. Ce n’est pas un hasard, ni même le fruit des leçons de la crise Covid. Le pilotage de la trésorerie est fondamental pour l’entreprise. Quand ils s’expriment dans la presse spécialisée, banquiers, experts-comptables et consultants insistent sur le rôle stratégique de la disponibilité des liquidités et sur le danger mortel que constitue le risque de liquidité. Nous ne pouvons qu’approuver. Et la crise que nous traversons illustre de manière cruciale la nécessité de bien gérer ses flux à l’instant T tout en se donnant les moyens de rebondir demain, de voir loin. Et pourtant. Dans les faits, les trois quarts des entreprises s’appuient, pour cette tâche essentielle, sur des outils qui s’avèrent, de l’aveu même de leurs utilisateurs, inadaptés, chronophages et à modérément efficaces.

Le pilotage de la trésorerie revêt trois enjeux majeurs pour l’entreprise :

Il faut, pour relever ces trois défis simultanément, se donner les moyens d’un pilotage rigoureux au service d’un projet ambitieux.

Enjeu n°1 : maîtriser le court terme

Bien des images sont utilisées pour dire l’importance de la trésorerie dans le fonctionnement d’une entreprise. Certains évoquent l’image d’une bouteille dont le fond serait percé et dans laquelle il faudrait maintenir un niveau d’eau à peu près constant pour illustrer l’art de l’équilibre entre encaissements (ce qu’on verse dans la bouteille) et décaissements (ce qui en sort par le fond). D’autres préfèrent l’image du sang circulant dans le corps, indispensable à la vie de chaque organe, l’hémorragie constituant le danger suprême, vital. « Se développer sans surveiller sa trésorerie revient à faire du sport sans s’assurer que notre organisme sera capable de suivre, explique Laurent Dufour, consultant, fondateur du Blog du dirigeant . On risque l’épuisement ou au contraire l’hypertension et la crise cardiaque. Pour l’entreprise, il en est de même ! » Nous pourrions, pour notre part, filer la métaphore du carburant permettant de faire avancer une voiture qui, sans lui, aussi belle et puissante soit-elle, serait dans l’incapacité de rouler. Bref, la trésorerie, c’est fondamental.

Il convient peut-être de rappeler ici que la trésorerie n’est pas la somme des soldes des comptes bancaires de l’entreprise. Elle recouvre une dimension beaucoup plus large définie comme la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement. Autrement dit, la trésorerie s’entend comme un élément dynamique, soumis chaque jour aux évolutions, parfois prévisibles, parfois imprévisibles, des dépenses et des ressources. En tout cas, la trésorerie nette est un indicateur de l’état de santé de l’entreprise, la disponibilité de liquidités étant naturellement la clé pour honorer les engagements de la société – paiement des fournisseurs, des charges, des dettes fiscales ou sociales… À défaut, risque de liquidité rime avec cessation de paiement et possible faillite. C’est même l’un des principaux risques qui guettent les jeunes entrepreneurs : BPI France attire l’attention des créateurs sur le fait que les problèmes de trésorerie sont à l’origine de la plupart des échecs pendant la première année d’existence d’une société. Pour s’en prémunir, le dirigeant doit suivre de près sa trésorerie, même si l’entreprise ne rencontre par ailleurs aucune difficulté et génère un chiffre d’affaires conforme aux prévisions. Il lui faut donc disposer d’un outil de gestion de trésorerie efficace, ce que nous verrons plus loin.

Enjeu n°2 : voir loin

Plus que de gestion de trésorerie, nous parlerons ici de pilotage de la trésorerie. Car l’autre grand intérêt de travailler sur sa trésorerie, c’est d’être capable de prévoir les moyens financiers dont on disposera à un horizon de 12 voire 18 mois. Il faut pour cela élaborer d’abord un plan de trésorerie, document stratégique majeur qui permet d’anticiper le décalage entre les sorties d’argent (achat de matières premières ou de services, reversement de la TVA, impôts et charges…) et les rentrées (règlements des clients…). Autrement dit, le dirigeant prévoyant est capable d’estimer les liquidités dont il disposera dans six ou huit mois. De voir venir. Sauf que c’est évidemment plus facile à dire qu’à faire. Les variables sont nombreuses et l’imprévisibilité est de mise dans un monde incertain. Aussi un bon outil de pilotage de sa trésorerie permettra d’élaborer des scénarios en fonction d’hypothèses émises sur l’évolution de tel ou tel indicateur. On comprend bien que les données sont interdépendantes les unes des autres – un chiffre d’affaires plus important signifie une augmentation des achats de matières premières, donc un besoin en fonds de roulement supérieur, donc une trésorerie là aussi plus importante. Autrement dit, plus l’entreprise se développe, plus elle a besoin de trésorerie. L’outil de pilotage de la trésorerie doit intégrer une capacité de calcul suffisante pour que l’entreprise calibre, au fil des semaines, ses moyens financiers immédiatement disponibles, de manière à être capable de saisir toute opportunité (croissance externe par exemple) ou de mener à bien les investissements qui s’avéreront nécessaires pour poursuivre son développement.

« Gérer, c’est prévoir : une bonne organisation ne doit pas se limiter à une information quotidienne sur le niveau de sa trésorerie disponible. Il faut également disposer d’éléments précis sur l’évolution probable pour les semaines et les mois à venir », explique Olivier Avril, directeur financier chez Acting Finance. Le pilotage consiste, en d’autres termes, à garder un œil dans le rétroviseur – comprendre les évolutions de trésorerie passées – tout en veillant sur les compteurs à l’instant T et en projetant son regard vers l’avenir.

Enjeu n°3 : rebondir

« En cas de crise majeure, personne ne vous fournira suffisamment de liquidités pour payer vos coûts fixes, sauf si vous avez renforcé votre fonds de roulement et limité votre BFR. Cela implique de sécuriser les lignes de crédit et de suivre quotidiennement vos flux de trésorerie. » Le conseil vient d’Étienne Krieger, fondateur de l’Académie de l’entrepreneuriat . Il a le mérite d’être clair, quelle que soit par ailleurs la générosité de l’État quand il suit le précepte du « Quoi qu’il en coûte ». La crise provoquée par l’épidémie de Covid a bousculé évidemment tous les plans stratégiques des entreprises. L’étude menée auprès de 114 professionnels par l’association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) et Rexecode en février 2021 indique que les entreprises ont su se mobiliser pour faire face : l’état de santé des trésoreries a atteint un point haut historique, avec 8 % seulement des trésoriers qui estiment avoir été confrontés en janvier à un accroissement de leurs difficultés de trésorerie.

Les auteurs de l’enquête se montrent rassurants et optimistes, d’autant que l’accès au crédit reste aisé et que l’on observe une détente sur les délais de paiement, selon les trésoriers sondés. Un mal pour un bien, donc : la crise aurait permis de braquer les projecteurs sur la nécessité pour les entreprises de surveiller leur trésorerie comme le lait sur le feu. Selon une enquête menée par Redbridge auprès de 84 sociétés du SBF 120, le renforcement des liquidités est ainsi érigé en priorité par 37 % des dirigeants interrogés . Pour sécuriser leur trésorerie, les entreprises ont, pour la plupart, eu recours au chômage partiel, au report de leurs échéances bancaires et au décalage de leurs projets dans le temps. C’est du moins le résultat de l’enquête menée par Sage et Adelanto auprès de 147 chefs d’entreprise . Dans l’urgence de la crise, les entreprises, qui ont pu par ailleurs faire appel aux aides de l’État à travers le fonds de solidarité – ont majoritairement actionné les leviers de l’ouverture de lignes de crédit, de l’emprunt (en particulier du prêt garanti par l’État [PGE]) et du découvert bancaire. Les trésoriers interrogés par Rexecode ont, pour leur part, souligné leur volonté de miser sur le cash : « L’accumulation de liquidité par les entreprises interrogées semble procéder en premier lieu d’une anticipation de remontée des besoins en fonds de roulement à mesure que l’activité reprendra », analysent les auteurs de l’étude, qui relèvent également que près des deux tiers des projets suspendus en 2020 verront bien le jour finalement. Préserver sa trésorerie en temps de crise, c’est donc indispensable pour rester à flot mais aussi pour mieux rebondir après la tempête.

Pilotage de la trésorerie : La nécessité de solutions adaptées et performantes

La preuve est faite que le pilotage de trésorerie, vital pour l’entreprise, nécessite de disposer d’outils de gestion, d’analyse et de prévisions à la hauteur. Selon l’étude Sage-Adelanto, plus des trois quarts des entreprises travaillent encore sur un tableur bien connu. Près de 60 % des établissements effectuent encore une saisie manuelle de leur prévision de trésorerie. Les deux tiers des trésoriers avouent n’être pas pleinement, voire pas du tout, satisfaits de la solution utilisée, généralement chronophage et sensible à des risques d’erreurs. Le papier reste bien souvent la règle : l’insuffisante numérisation des documents constitue la difficulté numéro un des gestionnaires, suivie de la nécessité de ressaisir les données. Des handicaps d’autant plus prégnants en période de crise, quand les réunions se tiennent à distance et que les risques sont accrus (erreurs, fraudes, cyber-attaques…). Dans cette période trouble, le besoin d’une solution adaptée et performante se fait sentir avec d’autant plus d’acuité : un tiers des entreprises envisage voire a déjà engagé la réflexion sur un changement d’outil de gestion de sa trésorerie.

La solution existe. Une solution de pilotage de trésorerie permet de visualiser simplement l’ensemble des flux en temps réel : financements et placements à court terme, portefeuilles de valeurs mobilières, achats et ventes, prêts et emprunts, leasing, lignes de crédit… Elle permet de consolider les positions de l’ensemble des comptes bancaires de l’entreprise, d’évaluer la structure de sa dette et de dessiner des scénarios sur le moyen ou le long terme. Connecté aux comptes bancaires dont il importe automatiquement les mouvements, l’outil permet bien sûr d’éditer des reportings selon des paramétrages personnalisables. Permettant de réaliser des simulations tenant compte de la variabilité d’indicateurs ou du risque de change, il constitue, de ce fait, un précieux outil d’aide à la décision pour le dirigeant. Au cœur de la trésorerie de l’entreprise, la solution de pilotage peut être installée on premise ou sur le cloud de l’entreprise, avec l’avantage que, dans ce dernier cas, les données seront accessibles plus facilement, dans le respect de la sécurité.

L’implémentation d’une solution de pilotage de trésorerie comme Sage XRT Advanced s’inscrit, on l’a bien compris, dans le contexte de la digitalisation de l’entreprise. Le suivi de la trésorerie se construit sur la base de données fournies par l’ensemble des services et des sites de l’entreprise : le digital est, du coup, un outil essentiel à la mise en œuvre et à la réussite du travail collaboratif, indispensable pour connaître en temps réel, maîtriser et optimiser ses flux financiers, s’assurer de la disponibilité de ses liquidités, élaborer et faire évoluer ses prévisions. Un outil indispensable pour relever les trois défis du pilotage de sa trésorerie.

Les atouts d’une chaîne de valeur continue pour la gestion de trésorerie

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