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Transformation digitale des entreprises : comment augmenter la productivité de l’industrie manufacturière

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Vous êtes un leader industriel. Pour que votre entreprise gagne en efficacité et en performance, vous devez mettre l’accent sur l’innovation et la technologie. Vous devez élaborer des stratégies qui assoient la réputation de votre société et la rendent concurrentielle à l’heure où la numérisation de la production est devenue une nécessité.

L’Industrie 4.0 est un argument majeur de l’importance que revêt désormais la transformation digitale. En tant que vision de l’usine interconnectée, l’Industrie 4.0 transforme le secteur manufacturier. Il devient un environnement axé sur les appareils et plateformes connectés pour exploiter les données recueillies dans le monde physique.

Importance de l’Industrie 4.0 pour la transformation digitale des entreprises

L’Industrie 4.0 assemble la technologie des systèmes de production embarqués à des processus intelligents. Elle bouleverse le secteur de l’industrie manufacturière. En effet, elle permet de mieux comprendre les processus, les produits et la façon dont les clients les utilisent.

L’Industrie 4.0 permet de recueillir des informations en temps réel sur l’ensemble de la chaîne logistique. Cela depuis les fournisseurs jusqu’aux utilisateurs. L’objectif est de les analyser et d’en tirer parti pour optimiser vos opérations, conceptions et produits, par retour d’information immédiat.

Un grand nombre d’avantages

Adrian Davis est directeur général EMEA chez (ISC). Il déclare que l’Industrie 4.0 recèle un grand nombre d’avantages, délivrés avec un niveau de détail inimaginable.
Il assure : « De par les informations plus précises que les fabricants obtiennent sur leurs produits, ils sont à même de les modifier pour les rendre plus attrayants auprès des acheteurs potentiels et plus utiles pour leurs clients actuels. Ils peuvent également les concevoir en les rendant plus fiables et plus sûrs ».

« À terme, les fabricants pourront mieux servir leurs clients et répondre à leurs attentes. S’y préparer dès maintenant permet de rester à l’avant-garde et veiller à ce que les concurrents ne prennent pas le dessus. »

Des systèmes cyber-physiques

De nombreux fabricants industriels sont déjà en train de mettre en place des systèmes cyber-physiques. C’est-à-dire des entités collaboratives étroitement connectées au monde physique environnant et aux processus d’exécution. Des entités qui fournissent et exploitent des services d’accès aux données et de traitement des données sur Internet. Citons quelques exemples :

  • Capteurs IoT, grâce auxquels des appareils physiques (tels que les véhicules) agissent comme des dispositifs de collecte et d’échange de données.
  • Big Data et analyse prédictive, qui permettent d’interpréter les gigantesques volumes d’informations recueillis par votre entreprise.
  • Intelligence artificielle (IA) et informatique cognitive, qui simulent les processus de la pensée humaine dans un modèle informatisé incluant des systèmes d’auto-apprentissage. Ceux-ci reposent sur l’exploration de données, la reconnaissance des formes et le traitement du langage naturel.
  • Robotique, branche de la technologie regroupant la conception, la construction, le fonctionnement et l’exploitation de robots.
  • Impression 3D, ou « fabrication additive », processus de fabrication d’objets 3D à partir de fichiers numériques.

Votre entreprise de production doit s’engager dans la transformation digitale

Avant de pouvoir envisager d’explorer ces nouveaux moyens de fournir des produits et services innovants, vous devrez modifier vos processus, voire votre business model. D’après la société de technologie et de solutions Aberdeen, moderniser les systèmes d’entreprise est la deuxième priorité des fabricants après celle d’accroître profitabilité et marge.
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Nick Castellina est directeur de la recherche chez Aberdeen. Il déclare : « Les produits doivent être personnalisables, ce qui nécessite de revoir la façon dont la production et la distribution sont organisées. La plupart de ces changements seraient impossibles avec les systèmes existants. »

Il faut également tenir compte du fait que la modernisation fait partie intégrante de la stratégie des grands industriels :
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Pour moderniser l’entreprise afin qu’elle reste concurrentielle dans l’environnement de l’Industrie 4.0, il faut initier des améliorations dans tous les domaines opérationnels. Il faut rationaliser les processus afin de gagner en productivité. Et, encourager la collaboration à l’échelle de l’entreprise et de la chaîne logistique. L’objectif est de fournir des produits et services qui attirent de nouveaux clients.

Initier la transformation digitale

Lorsque vous envisagez la transformation digitale de l’ensemble de l’entreprise, commencez par réfléchir à votre business model. Par exemple, si vous souhaitez proposer un service continu et un support après-vente afin de nouer des relations à long terme avec le consommateur. Vous devez examiner les processus de production et de gestion correspondants qu’il est possible d’introduire via une nouvelle technologie.

Selon Adrian Davis, « un fabricant de plaquettes de freins doit se demander s’il souhaite se contenter de produire des plaquettes de freins ou s’il veut également investir dans des relations durables avec les concessionnaires qui vont pouvoir lui fournir des données actuelles sur la performance des plaquettes. »

« Ce type de données lui apporterait des informations précieuses qui lui permettraient de fabriquer un produit plus efficace. »

Une transformation dans le temps

La transformation digitale ne survient pas du jour au lendemain, insiste-t-il. Il ne faut pas tout faire à la fois. Son conseil aux entreprises : commencer par des essais incrémentaux. Ils permettent de constater les effets de la transformation sur un processus de production ou de gestion.

Mark Armstrong est vice-président et directeur général des opérations internationales pour les régions EMEA et APJ chez Progress. C’est un acteur mondial du développement d’applications B2B. Le groupe collabore avec des marques telles que Toyota, Coca Cola, et plus de 90 % des sociétés figurant dans le classement Fortune 500.

Il estime essentiel que la transformation digitale liée à l’Industrie 4.0 s’appuie sur de solides fondations et s’effectue sous l’impulsion de la direction de l’entreprise. Il recommande d’identifier les technologies les plus stratégiques de l’entreprise afin d’investir dans celles-ci.

M. Amstrong ajoute : « Il ne s’agit pas seulement d’investir dans de nouvelles technologies, mais surtout d’investir dans les bonnes. Une chose est sûre cependant : l’Industrie 4.0 repose sur les données. Les industriels vont devoir remplacer leurs équipements afin de pouvoir collecter les données, apprendre à les analyser de manière efficace et utiliser les informations tirées de ces données pour orchestrer les opérations à venir.
« Pour être prêt à adopter l’Industrie 4.0, il faudra mettre en place des systèmes capables d’analyser automatiquement d’énormes volumes de données pour les convertir en informations exploitables. »

Le cloud computing peut jouer un rôle majeur dans la transformation digitale de votre entreprise

Comment utiliser le cloud pour soutenir la transformation digitale de votre entreprise

Dans le cadre de l’Industrie 4.0, les données doivent être accessibles, connectées et disponibles. Cela garantit que les nouveaux processus et applications sont opérationnels et améliorent l’activité de production. Or le cloud est l’endroit idéal pour cela. L’une des meilleures façons d’assurer l’avenir de votre entreprise est de faire évoluer rapidement vos services. Le cloud offre cette évolutivité.

M. Davis conseille d’opter pour le cloud car il permet de stocker d’énormes volumes de données. De plus, il offre une connectivité permanente. Vous pouvez ainsi obtenir de précieuses informations sur vos produits. Vous pouvez aussi vous connecter à vos clients pour leur offrir une assistance supplémentaire.

Il assure : « C’est un moyen souple et efficace de gérer les activités que les fabricants ont tout avantage à adopter, par exemple pour gérer plus efficacement la chaîne logistique et assurer le suivi des stocks et des composants. Le cloud va aussi permettre aux fournisseurs, partenaires et distributeurs de se connecter entre eux. Ce qui favorisera le partage de l’information et, partant, une efficience accrue. »

Booster les performances de l’entreprise

Christian McMahon est directeur des systèmes d’information de three25, un cabinet de conseil spécialisé dans la transformation digitale. Il recommande de suivre l’exemple des entreprises qui ont d’ores et déjà opté pour des plateformes de cloud computing. Cela plutôt que de conserver leurs systèmes établis de longue date, afin d’accélérer leurs stratégies de transformation digitale.
Il est persuadé que les directeurs informatiques doivent apprendre à surmonter leur crainte de l’inconnu pour se tourner vers les nouvelles technologies. Le but est de créer une architecture apte à soutenir la réalisation des objectifs de la transformation digitale. A savoir : booster les performances sans sacrifier la sécurité.

Il conseille : « Dans cette optique, les directeurs des systèmes d’information doivent se mettre bien davantage à l’écoute de chaque domaine de l’organisation et de ses clients ; les collaborateurs réclament des fonctions visant à améliorer considérablement leur façon de travailler et à augmenter leur mobilité pour, au final, contribuer à rendre l’entreprise plus concurrentielle. »

« Leurs attentes sont calquées sur l’environnement de consommation accessible à tous, proposant des services hautement personnalisés et mis à jour sur une base régulière, ce qui les conduit à exercer une pression sur leur environnement de travail. »
« Cela signifie qu’ils ne se contentent plus d’un « nouveau système de gestion des finances » ou d’une « plate-forme CRM moderne », ils revendiquent une solution performante et sur mesure qui fonctionne parfaitement avec leurs workflows afin de travailler plus efficacement où qu’ils soient et de produire plus rapidement de meilleurs résultats. »

Le cloud computing

Aujourd’hui, des sociétés comme Amazon, Microsoft et Salesforce sont en tête de peloton en matière de fourniture d’infrastructure de cloud computing. Les applications sont désormais séparées de l’infrastructure. Ce qui, en retour, favorise la prolifération des développeurs d’applications.

Kieron McCann est directeur de la stratégie chez Cognifide, un cabinet de conseil en marketing et high tech. Il juge qu’un chemin semblable pourrait se dessiner pour l’Industrie 4.0. En effet, les fonctions de production physique pourraient, à terme, se détacher des éléments de propriété intellectuelle liés à la conception des produits.

Il explique : « Cette évolution ouvre des perspectives de production dans le cloud, où les fonctions de production physique sont mises à disposition en tant que ressources banalisées, qu’elles soient physiquement situées en un lieu partagé ou réparties sur différents sites. Ces plateformes de production deviennent ainsi des ressources auxquelles n’importe quel concepteur peut avoir accès. L’ajout de l’impression 3D rend cette approche tout à fait réalisable. »

Les IoT

Kent Eriksson est conseiller principal en transformation digitale pour PTC, fournisseur mondial de plateformes et solutions technologiques. La société cherche à transformer la manière dont les entreprises créent les produits, opèrent sur le marché et organisent leurs services avec l’Internet des objets (IoT).
Il collabore avec des clients et partenaires des entreprises pour identifier et évaluer les nouvelles opportunités commerciales qu’offre l’IoT. Et, aussi, pour élaborer les feuilles de route des programmes et optimiser les processus métier avec des systèmes et outils IoT.

Selon lui, « le cloud peut être public ou privé, c’est un choix d’architecture qui dépend de la mise en œuvre. Globalement, cela fonctionne bien au sein des entreprises et je pense qu’à l’avenir, les technologies d’hébergement dans le cloud vont se développer car aujourd’hui, les solutions d’hébergement ne sont pas toutes identiques.

La meilleure façon d’en tirer parti est d’élaborer une feuille de route à partir de l’environnement informatique existant. Pour les systèmes d’engagement, il convient de définir une approche claire qui soit fondée sur une plate-forme d’innovation, avant d’adopter le cloud à un rythme raisonnable, c’est-à-dire avec un niveau de risque acceptable, un coût limité et sans perturbation des opérations.
Grâce à la séparation des systèmes d’engagement des systèmes d’enregistrement et des systèmes de gestion d’actifs, les deux derniers peuvent même être hétérogènes d’un site à l’autre. Cette approche permet en outre de remplacer à terme les actifs ou les systèmes physiques et numériques en limitant les risques pour les opérations. »

Préparez votre entreprise à accepter l’impact de l’IA

M. Eriksson est convaincu que l’IA est une évolution naturelle de l’Industrie 4.0. En effet, les entreprises sont connectées et le cloisonnement en silos de données est en passe d’être éliminé. Si, par exemple, une machine tombe en panne, elle n’est plus capable de produire. D’après lui, il sera possible de tirer profit de la détection d’anomalies. Et, cela, grâce à des algorithmes d’apprentissage automatique, utiles dans le cadre de cycles d’exploitation particulièrement complexes.

Kent Eriksson explique : « La détection des anomalies est rapide, elle ne prend souvent que quelques minutes. La machine continue d’apprendre, s’améliore au fil du temps et s’adapte à l’évolution de l’environnement. Elle vous avertit en cas de dysfonctionnement. L’intervention d’une personne est toujours nécessaire, mais cette technologie permet d’éviter bien des pannes coûteuses. »

Le Machine Learning

« L’IA s’applique aussi à la maintenance prédictive : le Machine Learning fournit des informations sur la durée de fonctionnement prévue avant une panne et le type de panne, si bien qu’un technicien de maintenance peut préparer l’équipement adéquat. L’apprentissage automatique peut également servir à optimiser la planification des services en fonction de l’urgence et des compétences des ressources. »

À l’avenir, le Machine Learning pourrait signifier zéro temps d’arrêt imprévu. Par exemple, l’analyse prédictive pourrait voir les systèmes d’IA commander des pièces de rechange. Elle pourrait optimiser les niveaux de stock des consommables, raccourcir les délais d’exécution et de livraison. Ainsi que donner des conseils ou effectuer les actions nécessaires. Les conseils générés par l’IA seront d’autant plus précieux que les données seront agrégées.

Kent Eriksson conclut : « Je pense que notre imagination est la seule limite de ce qu’il est possible de réaliser. Le défi, c’est de mettre en place la structure. Je suis persuadé qu’il ne faut pas négliger les choses simples. La détection des anomalies est rapide à déployer. C’est un premier pas vers la maintenance prédictive – une étape naturelle de l’évolution de l’IA. »

Convaincre la direction d’investir dans la transformation digitale de votre entreprise est une étape importante

Source : https://www.sage.com/en-gb/blog/digital-business-transformation/

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