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Le Retail/négoce : un secteur sous pression

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Téléchargez la tribune de Christophe Adam sur « Le Retail/négoce un secteur sous pression »

Retail/négoce : Un secteur bousculé

Le secteur de la distribution et du négoce est probablement l’un de ceux qui a été historiquement le plus bousculé : il l’a déjà été, dans un premier temps, avec l’apparition des surfaces libre service, essentiellement alimentaires, puis du discount et de l’intégration de multiples enseignes, au sein de centres commerciaux. Ce mouvement s’est traduit par une concentration du secteur, avec la disparition de marques, souvent puissantes (Mammouth, Rallye, Euromarché, Continent…). Plus récemment, l’émergence d’Internet, des réseaux sociaux et de la transformation digitale a, une fois de plus, rebattu les cartes et introduit une rupture profonde. On est ainsi passé, historiquement du cabas au chariot, puis du chariot au clavier. Aujourd’hui les acteurs du secteur du Retail/négoce doivent faire face à plusieurs challenges.

Une recomposition des points de ventes

« Historiquement, on est passé du cabas au chariot, puis du chariot au clavier. »

La physionomie des super et hypermarchés se transforme principalement selon trois principes : d’abord, un principe d’organisation, par exemple avec la multiplication des espaces Drive, de l’auto-scan par le consommateur ou les caisses automatiques. Ensuite, un principe d’intégration, avec des services complémentaires, par exemple des espaces de bricolage, de voyage ou de prestations diverses (lavage de véhicules, énergie…). Enfin, un principe géographique : du fait de la préférence des consommateurs à opter pour des circuits courts et la livraison à domicile, les distributeurs, y compris les GSS (grandes surfaces spécialisées) ont développé les magasins de proximité dans les centres-villes.

Une offensive du hard discount

Les statistiques publiées régulièrement par Kantar Worldpanel montrent un repli des parts de marché des hypermarchés au profit des circuits On Line et EDMP (enseignes de distribution en marque propre, autre nom du discount), en particulier Aldi et Lidl. Ce dernier, qui a investi dans ses magasins et développé son offre de produits frais a, en 2018, pesé 5,5 % des ventes des produits de grande consommation, soit un gain de 300 000 ménages, selon Kantar Worldpanel. D’après une étude de Xerfi publiée en décembre 2018, les enseignes à petits prix ont vu leurs chiffres d’affaires bondir de 20 % entre 2013 et 2018. Dans ces conditions, le chiffre d’affaires des enseignes de bazar (GiFi, La Foir’Fouille, Centrakor…) et celles de déstockage (Stokomani, Noz, Au Fil des Marques…) vont respectivement s’envoler de 15% et 8% par an à l’horizon 2021, selon les calculs des experts de Xerfi.

Retail/négoce : Un e-commerce de plus en plus puissant

Selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) le e-commerce pèse 90 milliards d’euros (en 2018), contre 81,7 milliards en 2017, soit une croissance de plus de 10 % et dix fois plus qu’en 2005. A comparer à une progression inférieure à 1,5 % pour le commerce de détail.

Une transformation des modes de consommation

La transformation des modes de consommation se traduit principalement par trois tendances majeures. D’abord, la volonté de consommer des produits plus bio. L’Agence Française pour le Développement et la Promotion de l’Agriculture Biologique observe, depuis 2015, une hausse régulière significative de la fréquence de consommation des produits biologiques. En 2017, plus de 9 Français sur 10 ont consommé des produits biologiques et près des trois-quarts en consomment régulièrement, au moins une fois par mois.

Ensuite, les consommateurs revendiquent toujours plus de transparence et d’éthique sur l’origine des produits, leurs modes de fabrication et de distribution. Selon une analyse du cabinet BearingPoint, plus de la moitié des jeunes générations choisissent une marque en tenant compte de son engagement sociétal et de la transparence de ses pratiques commerciales ou de gestion des données.

Enfin, les réseaux sociaux, ainsi que la mobilité, ont introduit une volatilité dans le comportement des consommateurs et dans leurs pratiques d’achat. Les réseaux sociaux interviennent à un double niveau : d’une part, comme critère de choix des produits et des marques (80 % des consommateurs utilisent leur smartphone dans un magasin pour sélectionner les produits, selon Gartner). Le Web est ainsi largement utilisé pour consulter des avis de consommateurs, comparer les prix ou dénicher les promotions. D’autre part, comme outil de fédération de communautés, autour d’une thématique, dont les recommandations modèlent le comportement d’achat.

Le Retail/négoce : un secteur sous pression

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