Le DAF, un acteur central de l’ubérisation des entreprises

Publié il y a · 2 min de lecture

La transformation digitale et l’émergence de startups fonctionnant sur des modèles agiles bouleversent l’organisation de toutes les catégories d’entreprise, y compris les grands groupes. L’ubérisation, qui s’appuie sur les nouvelles technologies pour créer des services mettant en contact direct professionnels et clients, concerne toujours plus de métiers : taxis, librairies, hôtellerie, banque, etc. Qu’est-ce que cela implique pour une fonction pivot de l’entreprise comme l’est le DAF ? En quoi cela impacte-t-il leur travail quotidien ?

Les entreprises se réinventent…

Pour fonctionner de façon plus agile, à la manière des startups, de plus en plus de grands groupes essaient de transformer leur modèle en profondeur : ils passent d’une offre de « produits » à une offre de « services » et positionnent cette offre comme une prestation d’intermédiation entre particuliers, en mettant au cœur de leur modèle la consommation collaborative.

Mais devenir une société de services « on demand » impacte nécessairement la gestion de la trésorerie et celle du BFR : l’agilité prime pour satisfaire les requêtes ponctuelles et immédiates des clients finaux, ce qui modifie notamment les temps d’encaissement et de décaissement. Cette nouvelle souplesse pousse également les entreprises à recourir aux compétences d’autoentrepreneurs plutôt qu’à des salariés. Des emplois non-salariés qui rendent difficile une quelconque gestion prévisionnelle des effectifs, et donc les prévisions financières associées.

Face à ces nouveaux paradigmes, l’entreprise « ubérisée » a un besoin croissant de visibilité à court et moyen termes. Le DAF doit alors suivre de beaucoup plus près tout le processus prévisionnel de l’entreprise (révisions budgétaires, plans pluriannuels…), et s’assurer que toutes les dispositions légales ont bien été prises. Il est le garant du succès de l’ubérisation de sa société.

… et redéfinissent leurs contours

Pour s’adapter à l’ubérisation qui touche de nombreux secteurs, les entreprises choisissent également de se diversifier via le rachat de startups : cela leur permet d’intégrer de nouveaux modèles d’organisation, de favoriser l’émergence d’une nouvelle dynamique d’innovation et de trouver des relais de croissance.
Il revient alors au DAF d’évaluer l’impact financer de ces acquisitions (ou prises de participation) et les nouvelles ressources nécessaires (capital, hommes, etc.), mais aussi d’identifier les bonnes « cibles » sur lesquelles miser. Ce dernier point est particulièrement important, l’acquisition d’une startup comprenant certains risques dus à leurs ressources financières limitées, qui les rendent plus vulnérables aux évolutions du marché. Cependant, bien mené par le DAF, ce type d’investissement hautement stratégique peut être providentiel pour une entreprise cherchant à se renouveler.

Le rôle du DAF est central dans un paysage professionnel en pleine mutation : il est un véritable acteur de la transformation digitale des entreprises, tant d’un point de vue opérationnel que financier. Une fonction de plus en plus transverse et stratégique, qui n’aura aucun mal à trouver sa place dans un monde « ubérisé ».

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