De nouveaux espaces pour le travail collaboratif

Publié il y a · 2 min de lecture

Confiné auparavant dans l’intranet et quelques applications dans le Cloud, le travail collaboratif repousse ses limites. Pour rester compétitive, l’entreprise doit échanger avec un environnement plus large via de nouveaux espaces.

Les organisations doivent étendre le travail collaboratif à un réseau toujours plus dense. Cette mutation passe par l’instauration de modèles de travail flexibles afin d’encourager le « corpoworking ». Il s’agit d’espaces spécifiques créés au sein des bureaux de l’entreprise pour accueillir ses partenaires, ses fournisseurs voire même ses clients. Tous ont accès au réseau wi-fi et à des outils collaboratifs afin de favoriser la co-innovation.

Le social CRM

Cette étroite collaboration entre métiers et partenaires doit également permettre de mieux satisfaire les clients. Ces derniers se connectent de plus en plus aux communautés d’utilisateurs et aux forums tiers, mais surtout aux réseaux sociaux pour obtenir une réponse rapide. La réussite du Social CRM implique que l’entreprise optimise les interactions entre le service marketing, les community managers et les spécialistes data. Le recours à des interfaces communes permet d’apporter des explications pertinentes et de renforcer la confiance des clients dans la marque.

Le développement de plates-formes collaboratives verticales, adaptées aux secteurs d’activités, voire aux métiers, est alors nécessaire. Ces « digital workplace» devront être « device agnostic », ce qui signifie décorrélés du service informatique et, surtout, être parfaitement compatibles avec les terminaux mobiles, facteurs de productivité.

Cependant, cette facilité d’usage reste-t-elle conciliable avec la confidentialité des données ? Les outils de travail collaboratif des éditeurs américains sont en effet soumis au Patriot Act et à l’Advocacy Policy. De fait, l’ensemble des contenus échangés sur les plates formes des GAFA peut donc être exploité à des fins de renseignement économique…

Le DSI : le chef d’orchestre

Certes, les organisations doivent sans cesse chercher à développer leurs activités et à innover. Les outils collaboratifs permettent de rendre les salariés et les opérations plus agiles. Mais le patrimoine informatif des entreprises doit être parfaitement protégé. Le déploiement de réseaux privés virtuels (VPN) et le recours systématique au chiffrement des données critiques répondent à cette contrainte. L’installation sur les terminaux mobiles de logiciels garantissant une séparation étanche entre les usages professionnels et personnels est également indispensable.

Autant de défi à relever pour le DSI dont les missions sont en train d’évoluer.
Au-delà des impératifs techniques portés par le développement d’outils collaboratifs, ce dernier devra désormais mettre l’accent sur la formation de l’ensemble des collaborateurs afin de permettre aux métiers de fonctionner de manière autonome et efficace. Il sera alors le chef d’orchestre d’une entreprise plus agile, au sein de laquelle il devra s’assurer qu’il n’y ait pas de fausses notes entre les technologies les plus prometteuses (IA, IoT…), les plates-formes collaboratives et les différents métiers.

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