Retards de paiement : un fléau pour les entreprises ?

Publié il y a · 3 min de lecture

Les retards de paiement sont une réalité courante dans le monde de l’entreprise à laquelle vous êtes probablement régulièrement confronté. Avec parfois des effets désastreux, notamment sur la trésorerie. Heureusement des outils existent pour faciliter les règlements.

11% des factures payées en retard

Selon une étude de novembre 2017 réalisée par Plum Consulting pour Sage, le préjudice subi par les PME suite aux retards de paiements est estimé à quelque 3 000 milliards d’euros à l’échelle mondiale !
En France, 11 % des factures sont payées en retard. Avec des effets négatifs pour 32 % d’entre elles, tels que des investissements décalés, un impact sur la rémunération des collaborateurs ou encore des difficultés pour verser des primes annuelles à leurs collaborateurs…

Des conséquences parfois dramatiques

Car effectivement ces retards de paiement entraînent diverses conséquences sur l’entreprise. D’abord, les entreprises non payées vont devoir affecter du personnel à recouvrer les factures, au détriment de tâches plus productives, augmentant ainsi leurs charges administratives.
De plus, les retards de paiement ont généralement un effet boule de neige : l’entreprise qui n’est pas payée par ses clients va elle-même peiner à régler ses fournisseurs, surtout si sa trésorerie est fragilisée.
Elle peut ainsi se retrouver en situation de trésorerie négative et pour assurer son fonctionnement quotidien, être amenée à puiser dans ses réserves, réserves qu’elle destinait peut-être à des investissements. Et si elle ne dispose pas de réserves et n’arrive plus à obtenir de facilités de la part de sa banque, se retrouver en situation de faillite.

Une loi pour encadrer les délais de règlement

La Loi de Modernisation de l’Économie a instauré en 2008 une série d’obligations pour réglementer les paiements entre professionnels.
Par défaut, le délai de règlement d’une facture est obligatoirement fixé à 30 jours. Les conditions générales de vente, qui organisent les relations contractuelles entre un acheteur et un vendeur, peuvent déroger à cette règle en prévoyant un délai de règlement différent qui ne peut toutefois pas excéder 60 jours à partir de la date de facturation (ou 45 jours fin de mois).
Si le débiteur ne respecte pas le délai prévu, il doit de plein droit des pénalités de retard dès le 1er jour de dépassement sous forme de taux d’intérêt, ainsi qu’une indemnité forfaitaire de 40 euros pour frais de recouvrement si le débiteur est un professionnel. Il devra également verser une amende qui peut aller jusqu’à 75 000 euros pour une personne physique et 2 millions d’euros pour une personne morale.

Comment faire face aux impayés ?

Ces mesures coercitives ne sont malheureusement pas toujours exercées par les entreprises en attente de paiement, souvent parce qu’elles craignent d’abîmer la relation commerciale. Pour maintenir à flot leur trésorerie, certaines d’entre elles préfèrent recourir aux facilités de caisse accordées par leur banque. Mais ce « découvert autorisé » n’est souvent possible que sur une courte période et surtout il coûte cher. D’autres délèguent le recouvrement de leurs créances à un tiers via le système de l’affacturage. Ce dispositif repose en effet sur le principe que vous cédez votre facture à un organisme financier, le factor, qui vous verse le montant des factures en question, déduction faite de sa commission. C’est lui qui recevra ensuite le règlement de la facture à échéance directement des clients et devra gérer les impayés s’il y en a. Mais là aussi, le système a un coût.

Investir dans des outils informatiques

Si vous ne souhaitez pas engager de frais de recouvrement, vous pouvez à la place investir dans des outils informatiques destinés à faciliter le règlement du client.
Concrètement il s’agit d’insérer un bouton « Payer maintenant » dans la facture et dans le mail que vous envoyez à votre client. Celui-ci peut alors régler sa facture immédiatement. Plusieurs solutions de règlement sont disponibles selon votre choix préalable : un paiement par carte bancaire, via paypal ou par prélèvement. Il suffit pour cela d’activer la liaison aux options de paiement en ligne via votre logiciel, ce qui prend moins de 5 minutes. Ce même logiciel transforme ensuite automatiquement le statut de la facture comme étant payée, et pourra générer l’écriture de banque correspondante en comptabilité, de manière à ce que vous ne perdiez plus de temps à faire des ressaisies de données. Vos clients quant à eux ne pourront plus vous dire qu’ils ont oublié ce paiement en attente !

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