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Les 3 tendances qui vont structurer l’industrie manufacturière en 2020

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La 4ème Révolution Industrielle ou FIR (de l’anglais The Fourth Industrial Revolution) s’accélère alors que les entreprises se tournent de plus en plus vers la digitalisation afin d’améliorer leurs méthodes de travail. Cette révolution annonce une série de bouleversements sociaux, politiques, culturels et économiques pour le 21ième siècle et comme pour les précédentes révolutions, on peut s’attendre à ce qu’elle impacte fortement les sociétés, les entreprises et les citoyens. De ce fait, les entreprises de l’industrie manufacturière ont préféré anticiper et se sont équipées des technologies telles que l’IA, l’IoT, le Machine Learning afin de réussir leur transition et automatiser leurs outils quand cela a été possible.

Le secteur de l’industrie manufacturière vient de faire face à une année tumultueuse compte tenu du mouvement des Gilets Jaunes et plus récemment des revendications suite à l’annonce de la réforme des retraites en France. De plus, le contexte du Brexit a amené une vague d’incertitude sur le plan économique et politique au niveau européen. A l’heure de la transformation numérique, les fabricants industriels ont tout intérêt à innover dans l’optimisation de leurs opérations afin de rester compétitifs.

Malgré ce contexte d’incertitude, les perspectives pour 2020 restent prometteuses. En effet, de nombreux fabricants découvrent de nouvelles raisons d’innover grâce notamment aux pressions macroéconomiques, à la concurrence, aux changements dans la chaîne d’approvisionnement, aux efforts déployés en matière de développement durable ou encore aux demandes des clients. Selon une récente étude*, l’intelligence artificielle, la communication à travers la chaîne logistique et les impressions 3D arrivent en tête des technologies que les industriels français pensent adopter dans les 2 prochaines années.

Une économie circulaire boostée par les « guerriers verts »

Le mouvement Extinction Rebellion s’attèle à dénoncer le surplus de pollution et de déchets produits dans le monde. Il a déjà mobilisé de nombreux Français et veut faire réfléchir citoyens et entreprises sur leur manière de vivre aujourd’hui et sur des façons de s’améliorer pour demain. Ainsi, les comportements ont commencé à changer, les consommateurs utilisent volontairement moins de plastique, priant les marques d’en faire autant afin de devenir « plus efficaces » énergiquement parlant. Les jeunes préfèrent louer plutôt qu’acheter des biens, la génération Z se revendique comme moins matérialiste, le recyclage s’applique aussi aux vêtements, etc. Ces nouveaux comportements sont le reflet des attentes des consommateurs. Ils n’attendent plus des chaînes d’entreprises qu’elles produisent en masse, au contraire, ils veulent des produits de meilleure qualité, qui dureront plus longtemps afin de pouvoir les réutiliser et les recycler.

En 2020, le passage d’une économie linéaire (où les principes fondamentaux consistent à prendre, faire et disposer) à une économie circulaire (consistant à réutiliser, réparer et recycler) va être prioritaire dans l’industrie, et bien que cela ne soit pas un concept innovant, l’économie circulaire aura atteint le summum de son potentiel.

Sur 61% des entreprises impactées par la tendance de l’économie verte, 97% ont adopté une stratégie d’économie circulaire* qui est perçue comme une bonne façon de repositionner les marques. En effet, de plus en plus d’entreprises cherchant à valoriser les déchets des chaînes de productions trouvent de nouvelles façons de les recycler. Cette pression des consommateurs impacte fortement les processus des chaînes d’approvisionnement et correspond aux objectifs de recyclage fixés par l’Union Européenne.

La conformité « de la graine à l’assiette »

La chaîne alimentaire commence à la ferme et implique toutes les étapes qui mènent à l’assiette du consommateur. De la production à la transformation et de la distribution à la consommation, chacune est intégrée et à la capacité d’améliorer, ou de nuire, à la santé environnementale, économique, sociale et nutritionnelle de tout l’écosystème.

Le suivi de la traçabilité alimentaire est une problématique qui figure au cœur de toute de la chaîne d’approvisionnement du secteur de l’industrie manufacturière. Malgré son importance et les précautions prises par les fabricants et les détaillants alimentaires depuis des décennies, les consommateurs continuent de faire face à des incohérences dans les normes de qualité des aliments. Dans certains cas, la négligence vis-à-vis des intolérances alimentaires et des allergènes entraîne des situations mettant leur vie en péril.

Il est légitime que les consommateurs sachent d’où provient la nourriture qu’ils consomment, et comment celle-ci a été préparée. Par ailleurs, les demandes pour plus de transparence et un contrôle qualité plus rigoureux sont à leur paroxysme. Les aliments à base de plantes sont aussi populaires que complexes. Les fabricants font donc face à des étapes supplémentaires pour garantir que leurs processus de production sont de la plus haute qualité et qu’ils répondent aux dernières normes alimentaires. Des contrôles de qualité et de conformité, associés à des réglementations plus strictes, se concentreront davantage sur les normes alimentaires en 2020.

Créer sa propre playlist d’applications

Le cabinet Gartner avait prédit que d’ici 2023, 40 % des travailleurs professionnels organiseraient eux-mêmes leurs applications commerciales, sur le même modèle que les services d’offres de musique en streaming. La tendance s’est répandue dans certaines entreprises qui ont changé leur méthode de distribution de services informatiques à destination des utilisateurs finaux, de sorte que ces solutions sont plus modulables et faciles à personnaliser.
Jusqu’à présent, la plupart des entreprises mettaient à disposition des salariés des services informatiques définis par leur hiérarchie et auxquels ils devaient s’adapter. C’est l’une des raisons pour laquelle s’est développé le shadow IT, les salariés ayant apporté leurs propres appareils et applications sur leur lieu de travail, impliquant des risques concernant la sécurité des données de l’entreprise et un risque accru d’arrêt total des activités. De fait, plutôt que de restreindre le choix des utilisateurs quant à leurs façons de travailler, les entreprises devraient plutôt fournir des services informatiques efficaces aux yeux des employés et parallèlement, améliorer leurs systèmes de sécurité et d’accessibilité.

Les technologies ERP actuelles permettent désormais aux utilisateurs de se créer leur propre ‘playlist’ d’applications. Personnalisable à volonté, cette façon de procéder permet d’augmenter leur productivité au travail tout en consolidant les données de l’entreprise.

Pour les entreprises de l’industrie manufacturière, 2020 sera l’année de la transformation. Qu’elle résulte de la pression économique mondiale avec par exemple le Brexit, ou qu’elle soit simplement due à des problèmes sociétaux comme le développement durable ou la nécessité de transparence et de protection des données privées. Les industriels sont conscients de la situation et ont fait de grand progrès à l’aube de la quatrième révolution industrielle, pour laquelle il sera nécessaire de maîtriser les technologies afin de relever les défis de demain.

* IDG Discreet Manufacturing Report, Sage, 2020