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Le DAF, pédagogue de la RSE

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Le DAF, pédagogue de la RSE

Les dirigeants des entreprises se déclarent 2 à 3 fois plus attentifs aux enjeux climatiques qu’il y a 10 ans¹. C’est un fait, la RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise) gagne du terrain. Et pas seulement auprès des dirigeants et de leurs communicants. Ainsi, pour 55 % des collaborateurs, l’engagement de leur entreprise dans la RSE serait un critère plus important que le salaire².

Pour autant, du chemin reste à parcourir pour que la RSE inspire systématiquement les arbitrages dans chacun des processus de l’entreprise. C’est pourquoi le DAF, porteur de la performance transverse, est invité à s’impliquer plus fortement dans l’évangélisation des métiers.

Le DAF et la RSE, une proximité nécessaire pour que l’entreprise change en profondeur :

Pourquoi la RSE s’invite-t-elle dans l’agenda du DAF ?

La RSE a quitté la rubrique communication pour devenir une réelle priorité de l’entreprise pour 3 raisons essentielles :

  • Les salariés attendent en tant que citoyens des actes de la part de leur employeur ; c’est une condition de leur propre engagement au sein de l’organisation
  • La RSE est devenue une exigence dans les relations inter-entreprises
  • Entre incitations financières et pénalisation des manquements, la RSE est un bon calcul économique

C’est ainsi que la RSE est passée de l’affichage d’un engagement au besoin de résultat réel et surtout durable. C’est donc ici que le DAF entre en jeu…

La RSE est un sujet financier

Si la RSE doit être un sujet transverse et partagé pour espérer intégrer les fondamentaux de la création de valeur, c’est aussi un sujet propre à la fonction finance par certains aspects.

De fait, le DAF a une responsabilité dans la mise en œuvre de pratiques RSE dans son périmètre :

  • Encourager l’autonomisation de ses collaborateurs et favoriser la diversité des talents au sein de son équipe
  • Veiller à réduire l’empreinte carbone, par exemple en réduisant les déplacements ou en limitant strictement le recours au papier
  • S’attacher à optimiser la contribution de la fonction finance à la performance économique de l’entreprise

À son échelle, pour passer de la cosmétique (moins de…/plus de…) à l’inspiration (la RSE guide mes arbitrages), le DAF peut notamment décider de flécher ses placements de trésorerie vers la finance verte.

Le DAF est l’animateur de la performance des processus

On l’a dit, pour quitter le registre de l’incantation et la facilité des premiers gestes, la RSE doit devenir une priorité opérationnelle au niveau de chaque processus. Ainsi, la RSE doit être le fondement de la performance de tous les processus de l’entreprise.

Or, qui est le pilote de la performance des processus ? C’est le DAF, dont 72 % indiquent en faire leur priorité n°1³ !

C’est pour cette raison de centralité d’influence que le DAF est identifié comme le leader de la transformation digitale de l’entreprise. C’est donc pour cette même raison que le DAF a vocation à susciter la transformation sociétale de l’entreprise ! Et donc veiller à ce que la RSE irrigue chaque processus.

Comment la RSE irrigue-t-elle les processus de l’entreprise ?

Comment se traduit concrètement l’appropriation des logiques RSE au plus profond du fonctionnement de l’entreprise ?

Elle se traduit à deux niveaux :

  • À travers l’orientation de la prise de décision portant sur les politiques transverses et structurantes de l’entreprise : l’innovation, la relation clients, le recrutement…
  • À travers la mise en cause des pratiques concourant à la mise en œuvre de chacun des processus

Dans le premier niveau, le DAF s’implique en tant que partie prenante à la décision stratégique, se plaçant de ce fait au cœur des logiques responsables de l’entreprise. Il veille à ce que la RSE ne soit plus la variable d’ajustement mais bien plutôt le déclencheur du passage à l’action.

En ce qui concerne le niveau opérationnel, la réalité de terrain, ce qui pouvait être fait sans rien sacrifier dans les protocoles d’exécution des processus a été fait, en général sous la houlette du responsable développement durable. Les gobelets sont plutôt désormais en carton, le train a supplanté l’avion dans les déplacements et les lumières brillent moins après 20h00.

Ce qui reste à faire, c’est donc la transformation véritable des modalités de réalisation des processus. C’est maintenant aux métiers de s’approprier véritablement les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) :

  • Questionner la façon dont les équipes fonctionnent et privilégier les approches collaboratives, y compris à l’échelle de l’écosystème de l’entreprise
  • Encourager l’autonomisation des acteurs et la responsabilisation des décideurs
  • Tracer les opérations pour maîtriser en tout point du processus l’origine des intrants et le respect des bonnes pratiques
  • Optimiser les organisations et leur fonctionnement pour réduire pannes, rebuts et déchets
  • Adopter une logique d’économie circulaire

Quel est le rôle du DAF pour promouvoir la RSE ?

La transformation attendue des pratiques métiers est du ressort de chacune des directions de l’entreprise, à l’instar de la fonction finance qui prend sa part dans l’intégration de l’exigence RSE.

Pour autant, le DAF peut et doit agir à deux niveaux pour accompagner les opérationnels dans la durée :

  • Donner des repères sous forme d’indicateurs pour baliser les progrès réalisés et démontrer l’intérêt et la transversalité des enjeux RSE
  • Accompagner les métiers dans une meilleure compréhension des ressorts de l’action pour identifier de nouveaux défis

DAF et RSE : Créer des indicateurs

L’appropriation des exigences de la RSE par chacun des métiers implique que chaque collaborateur puisse comprendre le sens de sa contribution au résultat du processus.

C’est pourquoi l’apport du DAF à cet éclairage sera double :

  • Démontrer la cohérence des exigences :
    • Qualité de l’exécution et réduction de l’empreinte carbone : moins d’erreurs logistiques, c’est plus de clients satisfaits mais c’est aussi moins de camions sur les routes
    • Innovation et inclusion de tous les talents : plus d’intelligence collaborative, c’est aussi davantage de personnes différentes reconnues
  • Aider à fixer des objectifs, en mesurer la réalisation et partager les résultats : c’est aussi le rôle des outils de Business Intelligence que de donner du sens aux contributions

DAF et RSE : Suggérer des initiatives

La RSE est un processus d’amélioration continue. À la manière de poupées russes, un projet de transformation sociétale contient déjà le suivant.

Le DAF n’est pas seulement là pour décrypter et analyser les performances ; il a également la légitimité et la position transverse pour être une force de proposition auprès des métiers. C’est pourquoi le DAF version 2021 s’implique dans l’analyse de la valeur de chaque processus afin d’aider les acteurs à y traquer les gisements de progrès RSE.

En conclusion, pour le DAF, le défi de l’appropriation massive de la RSE rejoint celui de la diffusion réelle de la transformation digitale.
Au fond, l’exigence est la même, qui est de stimuler la conversion des métiers à des pratiques toujours plus agiles, collaboratives et économes en ressources.

Pour accomplir ce tour de force, le DAF a besoin de démontrer aux acteurs opérationnels que la transformation attendue est un réel levier de performance à l’échelle de leur mission.

C’est aussi pour accompagner cette nécessaire mobilisation pédagogique que Sage met à la disposition du DAF une gamme complète de logiciels dédiés à la finance 4.0 :

De plus en plus, le DAF est à la source de l’orientation stratégique de l’entreprise.

D’autres articles de Sage Advice explicitent l’évolution de sa mission :

¹Global CEO Survey/PWC – 2020
²Infographie CIVITime : les chiffres clés de la RSE
³Étude PWC : les priorités des DAF