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La fonction finance au cœur des logiques responsables de l’entreprise

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La fonction finance au cœur des logiques responsables de l’entreprise

Bruno de Laigue, Président de l’Association des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG), le rappelle dans une récente prise de parole : les directeurs financiers aspirent à donner de plus en plus de sens à leur métier. La finance responsable est en marche !

Cette aspiration se nourrit de l’influence grandissante du DAF en dehors de la sphère strictement financière. Ou, plus exactement, le témoignage de Bruno de Laigue illustre la vocation de la fonction finance à porter des sujets de plus en plus transverses. La finance responsable est une exigence fondamentale pour la réputation de l’entreprise.

Quels peuvent être ces sujets ? Comment les aborder en donnant précisément un supplément de sens à son métier ? Les modalités d’action de la finance responsable s’inscrivent dans la perspective large d’évolution des entreprises : exigence de conformité étendue et digitalisation.

  • La responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) est une parfaite illustration de cette capacité du Directeur Financier à dépasser sa fonction traditionnelle.
  • Le concept d’integrated thinking¹, sur lequel travaille d’ailleurs la DFCG, donne encore plus d’ampleur à son implication dans la raison d’être de son entreprise.
  • La transformation digitale de la fonction finance donne au DAF la disponibilité et la vision élargie indispensables pour donner corps à son engagement.

Finance responsable : le DAF en pointe de la RSE

15 % des collaborateurs en moyenne s’estiment impliqués dans la stratégie RSE de leur entreprise². Et ils sont 70 % à déclarer vouloir être davantage impliqués². Le Directeur Financier est en mesure de proposer aux collaborateurs un peu frustrés des leviers d’action très concrets.

Le DAF est en pointe principalement sur 4 thématiques pour donner à l’engagement RSE de son organisation un ancrage plus massif, plus concret et – on ne se refait pas – mieux connecté à l’activité économique de l’entreprise :

  • La réduction de l’empreinte carbone
  • La stimulation de l’intelligence collective
  • La promotion des comportements éthiques
  • Le fléchage des emprunts vers la finance verte et des investissements vers les équipements respectueux

Pour animer ces thématiques de la finance responsable, le Directeur Financier conjugue pédagogie, procédures strictes et pilotage d’indicateurs.
Par exemple, la qualité de la transmission des factures clients et la réduction des erreurs dans le processus achats sont des facteurs concrets de réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise.
Ou encore, la façon qu’a le DAF de « rendre les chiffres intelligents », comme dit Bruno de Laigue, est par ailleurs un moyen de mieux aligner les métiers sur des objectifs RSE collectifs.

Bien entendu, la vigilance par rapport au comportement éthique au sein de l’organisation, qui se traduit par la traçabilité financière, la lutte contre la fraude ou la moralisation des achats, constitue un pilier de la réputation RSE de l’entreprise.

Avec l’integrated thinking, la finance responsable prend encore plus d’importance

Se proposant de donner un niveau plus stratégique à leur engagement RSE, plus de 3 000 entreprises dans le monde³ auraient opté pour une approche encore plus transversale et globale : l’integrated thinking. Ces entreprises se posent des questions comme :

  • « Quelle stratégie de création de valeur pour mieux tenir compte des évolutions attendues de mon environnement ? »
  • « Comment mobiliser toutes les fonctions de l’organisation pour conduire et exécuter cette stratégie ? »

L’integrated thinking réenchante la réflexion stratégique en imposant davantage de pertinence et de cohérence dans la stratégie de création de valeur. L’approche s’appuie notamment sur une pédagogie du business model de l’entreprise pour garantir une meilleure prise en compte des écosystèmes de l’entreprise, une plus grande maîtrise des risques et surtout une transparence de la prise de décision.

La finance responsable est en mesure d’être un pivot de cette approche, alors même que la genèse de la démarche d’audit intégré est d’élargir le regard porté sur l’entreprise aux informations extra-financières. En effet, une composante fondamentale de l’integrated thinking est la projection vers l’avenir, plus que la considération du passé.

Le Directeur Financier a ici la responsabilité de faire le lien entre les attendus économiques, les comportements des acteurs et les interactions avec l’environnement de l’entreprise.

L’organisation attend de lui un apport en trois dimensions, expert et adapté aux différents publics internes concernés :

  • La diffusion et l’animation d’une culture économique partagée
  • Une vision à 360° des interactions
  • Une capacité de modélisation et de prospective pour simuler des futurs possibles et entraîner toute l’entreprise en connaissance de cause

La transformation digitale, alliée de la finance responsable

Pour s’engager à fond et donner plus de sens à son métier, le DAF dispose avec les ressources digitales d’alliés très précieux.
Dans une approche traditionnelle en silo, les logiciels dédiés à la fonction finance libèrent du temps à l’équipe finance et améliorent le pilotage des processus qui lui sont propres.

Mais ces solutions digitales savent aller plus loin en fluidifiant les interfaces entre la direction financière et les autres métiers de l’entreprise. Mieux connectées au sein d’un système d’information unifié, les fonctions partagent des indicateurs communs pour avancer ensemble dans la direction choisie par l’organisation. Le Directeur Financier exerce un rôle éminent de co-construction de la prise de décision stratégique.

Enfin, les plus avancés des logiciels financiers accompagnent le développement de la finance responsable et l’engagement du Directeur Financier à travers 5 fonctions essentielles :

  1. L’acquisition d’une vue à 360° sur les échanges de flux financiers à l’échelle de toute l’organisation, y compris dans une dimension internationale
  2. La consolidation en temps réel des performances économiques des différentes composantes de la valeur ajoutée de l’organisation
  3. Le reporting avancé, pour partager plus vite et plus clairement des indicateurs entre les acteurs de l’entreprise
  4. L’unification des processus opérationnels, tels que les achats, les ventes ou les stocks, pour intégrer toutes les fonctions dans une chaîne d’excellence commune
  5. Le recueil et l’exploitation des données de l’entreprise, avec un gain en précision, en réactivité, une capacité de modélisation et de scénarisation inédites

Pour conclure, le Directeur Financier a les cartes en mains pour s’investir davantage dans la raison d’être de son entreprise à travers les exigences de la finance responsable.
Après le DAF leader de la transformation digitale, une nouvelle figure est appelée à s’imposer progressivement au sein de l’organisation : le DAF leader de la responsabilité d’entreprise.

¹Concept qui propose de réfléchir à l’action de l’entreprise de manière plus globale, plus cohérente et plus prospective.
²Deloitte – Tendances RH 2018
³Capitalcom – étude internationale 2017