Lecture en cours

Lecture en cours

Reprendre une entreprise, est-ce pour moi ?

Retour aux résultats de recherche

reprendre-entreprise-est-ce-pour-moi

Négoce de produits glacés ou de hamacs, centre de remise en forme, chantier nautique, garage automobile, laboratoire de prothèses dentaires… la liste des entreprises en cession se compte par milliers chaque année en France. Avez-vous pensé à reprendre une entreprise existante ?

L’aventure de la gestion d’entreprise ne réside pas uniquement dans la création pure de votre société. La France compte des milliers d’entreprises en cession, dans tous les secteurs qui soient. Les chiffres parlent d’eux-mêmes, quand le taux de pérennité des créations atteint 66% au bout de 3 ans, celui des reprises affiche un score de 73%. Petit tour de piste des avantages et inconvénients de la reprise d’entreprise.

Les avantages de la reprise d’entreprise

  • Reprendre une entreprise permet un démarrage plus rapide et souvent dans de meilleures conditions. C’est notamment le cas dans le secteur des produits et services.
  • L’historique d’activité d’une entreprise existante permet un redémarrage plus sûr, celle-ci possédant une place sur le marché et un portefeuille client.
  • Quel que soit l’état de la trésorerie de l’entreprise à reprendre, celle-ci génère déjà un certain chiffre d’affaires, ce qui facilite là aussi le démarrage.
  • Les banques sont moins frileuses à accorder un financement à une entreprise en capacité de présenter bilans et comptes de résultat. Surtout si les comptes sont au beau fixe !
  • Dans le cas où des salariés sont déjà en poste dans l’entreprise, le nouveau chef d’entreprise peut se concentrer sur le développement de l’activité et le management. Contrairement à la création où il doit être en capacité de porter toutes les casquettes.
  • La reprise offre la possibilité de bénéficier d’avantages fiscaux : réductions sur l’IR ou sur les intérêts des impôts, exonération sur l’IS…

Les freins à la reprise d’entreprise

  • Dénicher la belle affaire peut prendre de nombreux mois, de même que l’acquisition ensuite, soumise à une forte concurrence entre repreneurs (sur les PME notamment).
  • A l’inverse, la situation économique de l’entreprise peut être fragile si le chiffre d’affaire est fluctuant, la reprise peut ainsi s’avérer risquée.
  • A ce titre, il est primordial de bien comprendre les motivations de la vente. Certains gérants peu scrupuleux peuvent avoir tendance à cacher des comptes déficitaires ou une mauvaise réputation.
  • Si l’obtention d’un financement peut être facilitée, le banquier a cependant tendance à demander davantage d’apport au repreneur ; la reprise peut ainsi revenir plus chère qu’une création.
  • Il en va de même pour le coût de rachat, celui-ci peut être très élevé si l’entreprise réalise un chiffre d’affaires important.
  • La reprise peut être plus angoissante qu’une création : le repreneur se doit d’être opérationnel aussitôt l’entreprise dans ses mains, notamment pour la question des ressources humaines, les salariés n’étant pas forcément tous prêts au changement.

La reprise d’entreprise ne s’improvise pas, depuis le choix effectif de la société à reprendre aux protocoles d’accord et montages financiers. Pour optimiser la réussite de votre projet, faites-vous accompagner par votre expert-comptable mais aussi par des professionnels.

Votre CCI peut notamment vous mettre en relation avec des cédants potentiels, vous soutenir dans la recherche de financements et de subventions. Les outils mis à disposition (bases de données, diagnostics financiers…) vous permettent de peaufiner votre business plan en toute sérénité.

Pour vous faire une idée des entreprises à reprendre dans votre secteur ou votre région, l’association nationale pour la transmission d’entreprise présente plus de 600 cessions en cours. Quant à la bourse nationale de la transmission, elle en propose près de 70 000 !