Lecture en cours

Lecture en cours

TPE : les 8 erreurs à éviter pour une bonne gestion de votre trésorerie

Retour aux résultats de recherche

tresorerie-tpe-erreurs-communes-eviter

Selon l’INSEE, 25 % des entreprises échouent dans les 2 premières années, 49 % dans les 5 premières années. La cause ? Généralement une mauvaise gestion de leur trésorerie. Quelles sont les erreurs le plus souvent commises par les jeunes entreprises au niveau de leurs finances ? Comment vous en prémunir ? Voici ce qu’il ne faut surtout pas faire !

1- Être en crise de croissance

Une hypercroissance mal maîtrisée peut malheureusement mener une entreprise à sa perte. Il suffit d’une trop forte demande, dépassant la capacité de production de l’entreprise, qui nécessite un réajustement pour suivre cette demande et crée alors une augmentation trop forte du besoin en fonds de roulement… Les prises de décisions dans l’urgence ne sont pas toujours les plus adaptées à la situation. Mieux vaut, dans la mesure du possible, réfléchir en amont aux changements organisationnels et aux ressources (humaines et financières) à prévoir si des signes d’une forte augmentation d’activité apparaissent.

2- Sous-estimer son BFR

Le Besoin en fonds de roulement (BFR) correspond à la somme nécessaire pour faire vivre l’entreprise entre le moment où elle a décaissé des sommes pour produire et celui où elle encaisse le prix de vente, ce qui peut prendre de plusieurs jours à plusieurs mois. En effet pendant ce laps de temps, l’entreprise doit continuer à payer son loyer, verser des salaires… Il lui faut donc disposer de suffisamment de trésorerie pour sécuriser son fonctionnement avant les prochaines rentrées d’argent. Pour établir son montant, un plan de trésorerie est indispensable. Et si ce montant ne suffit pas, il ne vous reste plus qu’à négocier une autorisation de découvert auprès de la banque ou envisager un emprunt.

3- Ne pas maîtriser ses dépenses et sa trésorerie

Trop de dépenses entraînent une baisse de trésorerie et une diminution des marges. Il faut donc s’interroger régulièrement sur ses dépenses afin d’éliminer ce qui n’est pas nécessaire, ce qui peut attendre, ce qui peut être réglé autrement (via une location plus économique, par du recyclage…)… N’hésitez pas à comparer avec ce que dépensent généralement les entreprises de votre secteur d’activité. Impliquez vos collaborateurs dans cette démarche et pensez à renégocier certains contrats quand c’est possible (par exemple changer pour un opérateur téléphonique proposant une meilleure offre).

4- Faire des mauvais choix de financement

Plusieurs solutions existent pour financer des investissements dans l’entreprise : l’augmentation de capital, l’emprunt, la levée de fonds… Mais toutes ne conviennent pas en fonction des situations. Il est important de trouver un juste équilibre entre choisir un financement à moindre coût et maintenir une situation financière saine et équilibrée. Ça peut par exemple être une erreur d’autofinancer entièrement un gros investissement si cela met à mal le fonds de roulement. Mieux vaut dans ce cas recourir à un emprunt à long ou moyen terme bien négocié.

5- Négliger le suivi des paiements des clients

Sans argent qui rentre, pas de trésorerie. Cela doit être votre premier réflexe : non seulement facturer dès que la prestation ou le service est délivré. Mais surtout suivre son règlement. N’hésitez pas à relancer dès que la date limite de paiement approche. Souvent, un simple coup de fil suffit. Si ça n’est pas le cas, il faudra envisager d’envoyer un courrier recommandé. Vous pouvez aussi inciter vos clients à régler comptant en leur proposant un escompte.

6- Anticiper le paiement des fournisseurs

Le paiement des fournisseurs intervient dans les 30 à 60 jours qui suivent l’émission de la facture. Si vous n’y êtes pas contraint, ne versez pas le règlement trop tôt. Pensez même à négocier avec votre fournisseur des délais qui ne mettent pas votre trésorerie sous pression. Vous augmenterez ainsi votre fonds de roulement. Ou bien demandez des remises commerciales en contrepartie d’un engagement de paiement anticipé.

7- Augmenter fortement la valeur de vos stocks

Les stocks représentent de la trésorerie monopolisée. Mieux vaut donc limiter leur nombre au strict nécessaire, voire limiter le nombre de références. Pensez à supprimer les stocks obsolètes ou dormants via des promotions par exemple. Mais attention à ne pas tomber dans l’excès inverse où vous risquez la rupture : si vos stocks sont trop faibles et vos délais de réapprovisionnement trop longs, vous ne pourrez pas répondre aux besoins de vos clients à temps. Tout est une question de juste milieu.

Pour en savoir plus les bonnes pratiques liées à la gestion des stocks, découvrez notre article dédié : Gestion des stocks, un révélateur de la santé de l’entreprise

8- Confondre rentabilité et chiffre d’affaires

Le chiffre d’affaires correspond à la somme des ventes de biens ou de services de l’entreprise. La rentabilité, elle, représente le rapport entre les revenus générés et les sommes mobilisées pour les obtenir. Une entreprise peut avoir un chiffre d’affaires élevé mais ne dégager aucun bénéfice, et aller jusqu’à la faillite si des incidents surviennent (défaillances de clients, retards de paiement…). La performance de l’entreprise et sa pérennité dépendent de sa rentabilité et non de son chiffre d’affaires. Par conséquent, même si vous suivez l’évolution régulière du chiffre d’affaires de l’entreprise, visez avant tout l’amélioration de sa rentabilité, via une augmentation des tarifs par exemple ou une baisse des charges.