Startup : 5 conseils pour réussir votre levée de fonds

Publié il y a · 4 min de lecture

Première étape nécessaire en vue du lancement de sa Startup, la levée de fonds nécessite de la méthode et de la clairvoyance. Quelques repères pour passer ce cap en toute sérénité.

Votre Startup est lancée depuis quelque temps, mais pour poursuivre son développement, les fonds vous manquent et une campagne de financement est nécessaire. Comment la réussir ? Comment trouver le ton juste et adopter la bonne approche pour fidéliser des investisseurs ? Voici quelques conseils pour réussir votre levée de fonds.

Anticiper le tour de table

Une levée de fonds, c’est une question de patience. Même si cela dure plusieurs mois, pas de panique ! C’est un délai “normal” quand il s’agit de trouver les investisseurs capables de vous apporter les moyens nécessaires à votre développement.
Vous devez vous en douter, mais la question du timing est importante. Si l’on arrive trop tôt, le marché n’est pas encore à maturité pour votre produit. Et si l’on arrive trop tard, les fonds de capital-risque seront en position de force au moment de négocier les conditions de prise de participation.
Alors, un conseil : repérez et rencontrez un maximum d’investisseurs en amont de votre levée de fonds. En agissant ainsi, votre carnet d’adresses sera déjà rempli… Et vous pourrez alors être réactif une fois que votre produit sera achevé… et que le marché sera prêt.

Affiner son business plan

Pour réussir sa levée de fonds, un concept innovant ne suffit pas. Il faut aussi muscler sa stratégie marketing financière pour convaincre les investisseurs de l’intérêt de votre démarche. Avant de penser levée de fonds, faites déjà le tour des subventions publiques ou privées qui encouragent l’action et le développement des Startup, notamment pour passer du stade de la TPE à celui de la PME. Autre conseil en vue de ces entretiens : ne surestimez pas votre potentiel commercial, ne sous-estimez pas vos coûts… Et ne faites pas reposer la viabilité de votre modèle économique sur une niche fiscale, forcément de durée limitée. Pour vous diriger vers des investisseurs motivés et vers les bons interlocuteurs financiers, s’adosser à un avocat d’affaires ou à un expert-comptable reste vivement recommandé.

Pour convaincre, faites preuve de synthèse

Certes, il faudra convaincre vos prospects. Mais plus vous serez honnête et objectif concernant vos forces et vos faiblesses, plus vous donnerez des gages de sérieux et de réussite. Bref, s’il faut séduire, il ne doit pas y avoir de décalage de ton entre votre présentation orale et votre business plan.
Autre aspect important : la disponibilité limitée de votre interlocuteur lors d’une rencontre. Quel que soit l’intérêt de votre concept, il est rare que cette première entrevue excède 30 minutes ou une heure. Passez donc “en mode pitch”, quitte à aborder plus en profondeur, lors d’un second rendez-vous, l’ensemble de votre démarche.
Enfin, si vos prospects tardent à répondre, relancez-les avec diplomatie et à-propos, comme le ferait un commercial avec de potentiels clients. Certes, vous le savez déjà, mais on vous le rappelle avec le sourire : vous n’avez rien à perdre.

Ne pas négliger la lettre d’intention

Une fois qu’un ou plusieurs investisseurs vous ont donné leur accord de principe, reste à valider le tout sur un plan contractuel. En général, cela passe par la rédaction d’une lettre d’intention. Ce document détaille les clauses liant les différentes parties, en revenant sur le montant de l’investissement, sur l’éventuelle répartition si plusieurs business angels, sur la valorisation de l’entreprise… Sont également évoquées les clauses de rachat et de sortie du capital ainsi que les modes de gouvernance, comme l’éventuelle entrée des investisseurs ou leurs représentants dans le conseil d’administration. Lors de cette étape, faites vous conseiller si possible par un avocat d’affaires, un investisseur de confiance, ou toute personne dans votre entourage rompu aux négociations et au fait du tissu économique de votre ville et/ou de votre futur secteur. Cela vous permettra d’éviter les impairs, car, en affaires, le volet relationnel compte autant que les aspects financiers.

Assurer le suivi

Une fois que la levée de fonds a eu lieu, reste à informer régulièrement vos partenaires. Certes, dans le cas de prises de participation minoritaires, les sociétés de capital-risque laissent une certaine autonomie aux responsables des Startup. Mais autonomie ne rime pas avec silence et goût du secret : vos investisseurs apprécieront cette transparence, la même transparence qui les a convaincus d’investir dans votre Startup.
Grâce à cet effort, une relation de confiance se mettra en place et, de partenaires financiers, ils deviendront des conseillers. Vous le verrez, cette évolution vous sera utile ! Vu leur expérience, il y a de fortes chances qu’ils aient rencontré les succès, les doutes, les difficultés ou les émotions par lesquels vous êtes en train de passer. Bref, communiquez et annoncez les bonnes comme les mauvaises nouvelles. Cette “sincérité” sera votre alliée.

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