Comment accompagner au mieux vos clients dans le prélèvement à la source ?

Publié il y a · 2 min de lecture

Parce que l’expert-comptable est souvent le premier interlocuteur de l’entreprise pour tout ce qui concerne la paie, vous n’échapperez pas aux questions que se poseront vos clients les premiers mois de la mise en place du prélèvement à la source en janvier prochain.
Voici quelques conseils pour mieux aborder cette période.

Prévoir un temps d’accompagnement

À compter du 1er janvier 2019, les entreprises devront retenir sur la feuille de paie de tous leurs salariés un montant correspondant à l’impôt sur le revenu selon un taux transmis par la DGFiP. Montant qu’ils devront ensuite reverser à l’administration fiscale. Pour l’instant, les entreprises cherchent essentiellement à mettre à jour leurs logiciels pour le jour J et commencent à informer leurs salariés sur ce grand changement. Mais il y a fort à parier que, malgré cette anticipation, les premiers mois soient un peu chaotiques. Une fois dans le vif du sujet, des questions concrètes vont probablement se poser, par exemple : comment fais-je pour un salarié qui vient d’être embauché et pour lequel je n’ai pas de taux ? Comment puis-je gérer le prélèvement à la source si un salarié me demande un acompte ? Les taux peuvent-ils changer tous les mois ? En tant que proche intervenant des entreprises, vous allez être le premier questionné par vos clients pour savoir comment agir. Prévoyez donc d’être disponible ces premiers mois pour répondre à ces sollicitations.

Mettre en place une procédure

Si les demandes de vos clients sont régulières, il faudra probablement envisager de mettre en place un processus de traitement efficace des demandes. Prévoyez par exemple que le collaborateur dédié à ces questions ne soit joignable par téléphone que sur tel créneau horaire et qu’en dehors de ce créneau, les demandes puissent être envoyées par mails si besoin. Évaluez également la charge de travail de vos collaborateurs pour intégrer cette tâche supplémentaire dans leurs plannings. Et pour les entreprises les plus demandeuses, n’hésitez pas à rédiger une nouvelle lettre de mission ou proposer une prestation complémentaire afin de facturer des honoraires pour cette surcharge de travail.

Absorber leur stress

Enfin, préparez-vous à faire face à des entreprises peut-être au bord de la crise de nerfs. Si le processus se cale sur le fonctionnement déjà rôdé de la déclaration sociale nominative (DSN), la série de dispositifs mis en place pour rassurer le salarié dans le cadre du prélèvement à la source (choix d’un taux neutre, d’un taux individualisé…) va rendre un peu plus complexe la réforme. Elle va peut-être entraîner de fortes réticences de la part des chefs d’entreprises, qui estimeront, à tort ou à raison, qu’ils sont transformés en « percepteurs des impôts ». D’autant qu’ils auront à faire face à un accroissement temporaire d’activité pour organiser en interne la gestion du prélèvement. Soyez à leur écoute ! Rappelez-leur qu’ils n’ont pas la responsabilité des taux et des demandes de leurs salariés, qui doivent se tourner vers l’administration fiscale. Et n’hésitez pas à leur proposer vos services et vos conseils pour les soulager dans cette nouvelle étape.

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