Lecture en cours

Lecture en cours

Dans confiance numérique, il y a d’abord confiance

Digitalisation & Tendances

Dans confiance numérique, il y a d’abord confiance

Dans confiance numérique, il y a d’abord confiance

La confiance numérique, comme la confiance, ne se décrète pas. Elle se mérite. C’est pourquoi notre responsabilité, en tant qu’acteurs de l’écosystème numérique, est engagée. Nous devons être coproducteurs de confiance numérique, aux côtés des autorités, créatrices de régulation, et bien sûr des entreprises, créatrices de bonnes pratiques pour faire pièce aux cybermenaces.

La confiance numérique est donc pleinement notre affaire. Il nous revient de renforcer continuellement l’édifice pour qu’il puisse continuer à grandir :  

  • Parce que la confiance numérique est une culture collective
  • Qu’elle est aussi une construction mentale aux sources multiples
  • Et que notre responsabilité est évidente dans son renforcement

D’autres articles de Pacôme Lesage sont parus sur Sage Advice à propos de sujets intéressant la stratégie d’entreprise. À lire également :

Une culture collective

La confiance numérique constitue un prolongement dématérialisé de notre certitude dans la loyauté de l’autre et dans la vigilance des institutions. L’éthique précède les clics ! De ce fait, la confiance numérique est le prérequis pour que les promesses d’une économie digitale soient tenues.  

Ainsi, dans notre vie courante, comment imaginer aujourd’hui se priver de la commande en ligne ou des échanges à travers nos réseaux sociaux préférés ? Ou se priver du temps réel pour l’information ou la mise à disposition de documents ? Pour autant, nous engageons notre émotion, notre réputation et bien-sûr nos ressources dans ces interactions. L’édifice ne tient que parce que nous avons confiance ! À l’échelle de l’entreprise, le progrès digital prend la forme d’une accélération dans l’exécution des opérations, d’une fiabilisation des processus et d’une économie de ressources. C’est aussi grâce au numérique que l’innovation est d’essence collective et que l’économie circulaire s’envisage à l’échelle des écosystèmes. Là encore, progrès réel mais soubassement fragile. La confiance numérique conditionne chaque nouveau pas en avant.

Une construction mentale aux sources multiples

Je dirais que la confiance numérique s’abreuve à trois sources :

  • La réglementation, les labels, les certifications. Tout ce qui identifie les acteurs engagés et les pratiques conformes aux yeux des utilisateurs. Tout ce qui transfère, au fond, la responsabilité de la cyber-sérénité sur des épaules identifiées !
  • La clarté des protocoles et la simplicité des usages. La confiance numérique se nourrit très clairement de proximité, de compréhension des tenants et aboutissants. Tout le contraire de la boîte noire et de la tour d’ivoire. Le succès du concept de blockchain, avec son principe de contrôle partagé, peut aussi se lire de ce point de vue.
  • Un récit positif. Pour dire les choses simplement, faire ce qu’on dit mais aussi dire ce qu’on fait. L’exemplarité des grands acteurs, la visibilité donnée aux retours d’expériences réussies entretiennent et confortent la confiance.    

Une responsabilité évidente pour les acteurs de l’IT

La première brique de la confiance numérique, c’est l’utilité. L’innovation utile relève clairement de notre intérêt à terme. C’est la confiance numérique par la relation partenaire avec l’écosystème. C’est aussi la moindre des choses que d’apporter à nos clients des solutions à valeur ajoutée.

Mais la confiance numérique s’alimente également de l’appropriation par les utilisateurs. La simplicité de la prise en main, la facilité du déploiement et l’intuitivité des usages conditionnent cette familiarité sans laquelle la confiance numérique relève par trop de l’incantation. Du point de vue des utilisateurs, la confiance numérique n’est pas une croyance mais une expérience !  

Enfin, une responsabilité particulière échoit aux éditeurs de solutions en matière de sécurité active. Par exemple, chez Sage, nous considérons que notre engagement doit revêtir une quadruple forme :

  • La fiabilité de solutions testées et certifiées
  • La protection des données contre la fraude et le dysfonctionnement
  • La conformité aux dispositions réglementaires, dont le respect des règles de confidentialité et d’inviolabilité des données personnelles
  • Les garde-fous pour prévenir l’erreur d’utilisation

Rendre des comptes à nos clients concernant leur propre responsabilité à l’égard de leurs interlocuteurs est la meilleure des façons de diffuser la confiance.

En conclusion, la confiance numérique ne va pas de soi. Elle est fragile et précieuse. Elle est surtout indispensable à la construction d’un monde plus inclusif, plus ouvert et davantage porteur du bien commun.

Il est de notre intérêt et de notre responsabilité de créer les conditions de son développement.