Définition

Affacturage : définition

En France, une entreprise peut attendre le règlement de ses factures jusqu’à 60 jours après leur émission, selon la loi. Pour contourner ce délai, l’affacturage permet de récupérer immédiatement l’argent de ses factures clients, sans attendre leur échéance. Un moyen de financement à court terme qui peut être très utile pour optimiser sa trésorerie.

Qu’est-ce que l’affacturage ?

Avec l’affacturage, l’entreprise détentrice de factures clients les cède à un organisme financier, qu’on appelle le factor. Celui-ci lui verse en contrepartie le montant des factures cédées, moins le prélèvement d’une commission et un montant pour la constitution d’un fonds de garantie permettant de faire face à d’éventuels impayés. Le factor devient alors le propriétaire des factures. C’est donc lui qui recevra le règlement des clients à échéance mais aussi lui qui devra gérer le suivi, voire les impayés s’il y en a.

Qui peut utiliser l’affacturage ?

L’affacturage est accessible à toutes les entreprises (artisans, commerçants, professionnels libéraux, micro-entrepreneurs…) quel que soit leur secteur d’activité, leur taille ou leur stade de développement (en création, croissance, redressement…). Mais les factures cédées doivent obligatoirement être des factures d’entreprises privées ou d’organismes publics. L’affacturage de créances émanant de particuliers n’est pas possible.

Quand mettre en place un affacturage ?

L’affacturage est utile lorsque l’entreprise a besoin de fonds rapidement. Cela peut être dès sa création pour recruter un collaborateur par exemple, mais aussi en phase de développement pour financer un fonds de roulement qui devient de plus en plus important. Il est également utile lorsque l’entreprise va mal et que la banque ne la suit plus, si elle annule un découvert autorisé par exemple : l’entreprise a alors besoin de cash.

Comment mettre en place l’affacturage ?

Un contrat doit être signé entre l’entreprise et le factor, pour fixer les conditions de cession des créances (taux de commission, montant du fonds de garantie…). L’entreprise fournit ensuite au factor la copie des factures, et les informations les concernant comme les délais de paiement accordés par exemple. Il ne reste plus ensuite à l’entreprise qu’à informer ses clients que les créances ont été cédées à un organisme.

Quels sont les critères du factor pour accepter l’affacturage ?

Bien sûr, avant d’accepter de mettre en place un affacturage, le factor doit évaluer les risques qu’il va prendre. Il regarde en premier lieu le parcours des factures afin de s’assurer de leur validité : l’existence d’un bon de commande, d’un bon de livraison, d’un document signé à la livraison, la date de la facture… Il analyse également le fichier clients et vérifie s’il y a déjà des historiques d’impayés.

Que se passe-t-il en cas d’impayés ?

C’est le principe : le factor accepte l’affacturage dans l’optique d’encaisser les factures à la place de l’entreprise. Mais si le client est finalement insolvable ou en défaillance, il utilise alors le fonds de garantie pour se payer. Autre possibilité : il peut exiger dans le contrat d’affacturage que l’entreprise souscrive une assurance-crédit, qui prendra en charge les impayés en complément du fonds de garantie.

Quels sont les avantages et les inconvénients du dispositif ?

Le premier avantage pour l’entreprise est bien sûr d’obtenir un paiement rapide (48 heures maximum le plus souvent). Elle n’a plus également à se soucier, ni à passer du temps, sur le suivi et le recouvrement de ses créances, et se protège ainsi des impayés.
Côté inconvénient, le contrat peut prévoir par exemple un engagement sur plusieurs mois ou plusieurs années. Autre difficulté : le choix du factor, qui doit être ferme mais non agressif dans ses recouvrements pour ne pas abîmer les relations de l’entreprise avec ses clients.

Est-ce que l’affacturage coûte cher ?

Le coût de l’affacturage dépend de nombreux éléments, comme le nombre de factures cédées, le secteur d’activité de l’entreprise, sa zone géographique, le volume du chiffre d’affaires à financer, la qualité financière des clients… Globalement, ce coût (qui comprend donc la commission du factor et le montant pour le fonds de garantie, voire des frais de dossier négociables) a baissé ces dernières années, compte tenu du contexte de la baisse des taux et de l’augmentation du volume d’entreprises utilisant l’affacturage. Selon le site Finalgo, il s’élève tout compris, entre 2,5 % et 3 %, pour les entreprises qui présentent un risque faible aux yeux du factor.

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