Marchandises : Définition des marchandises en gestion d’entreprise

Marchandises

Les entreprises exerçant une activité commerciale achètent des biens pour les revendre en l’état, c’est-à-dire sans leur faire subir de transformation. En comptabilité, ces biens sont appelés des marchandises. Ils font l’objet d’un traitement comptable particulier. Il s’agit d’enregistrer les écritures comptables dans le journal d’achat afin de constater l’acquisition de marchandises dans le grand livre. Le compte d’achat de marchandises doit être clairement renseigné, car il joue un rôle essentiel dans le compte de résultat : il détermine en effet la marge commerciale.

La comptabilisation de l’achat des marchandises

Les produits acquis en vue d’être revendus en l’état représentent, en comptabilité, des emplois qui sont totalement consommés lors du premier usage et disparaissent immédiatement après. Ces achats représentent des charges et les dépenses correspondantes sont enregistrées dans le compte 607 « Achats de marchandises ». L’écriture de comptabilisation d’une facture d’achat de marchandises est la suivante : on débite les comptes 607 « Achats de marchandises » et 44 561 « TVA déductible sur autres biens et services » et on crédite le compte 401 « Fournisseurs ».

Une fois la facture réglée, la créance s’éteint. On débite alors le compte 401 « Fournisseurs » et on crédite le compte 512 « Banque ».

Concernant les frais accessoires d’achat tels que frais de port ou droits de douane, ils doivent généralement être incorporés au prix d’achat des marchandises et donc être enregistrés dans le compte 607 « Achats de marchandises ». Ils peuvent également être comptabilisés dans le compte 6087 « Frais accessoires sur achats de marchandises ».

La comptabilisation de la régularisation des marchandises non vendues

Les entreprises commerciales effectuent à l’approche de la clôture de l’exercice comptable un inventaire physique. Le but de cet inventaire est de lister et d’évaluer l’ensemble des actifs et passifs de l’entreprise. Les marchandises non vendues sont comptées et évaluées selon la méthode de calcul du coût moyen pondéré (ou du « premier entré, premier sorti »). Du fait de leur caractère stockable, elles font ensuite l’objet d’une comptabilisation particulière. Elles représentent ainsi des stocks de marchandises.

Au moment de la clôture de l’exercice comptable, on débite donc le compte 37 « Stocks de marchandises » et on crédite le compte 6037 « Variation des stocks de marchandises ». Lors de l’ouverture de l’exercice comptable suivant, il est nécessaire de passer cette écriture comptable à l’envers. Ainsi, on débite le compte 6037 « Variation des stocks de marchandises » et on crédite le compte 37 « Stocks de marchandises ». Cette écriture permet de constater le stock initial de marchandises sur ce nouvel exercice.

La différence entre le stock initial et le stock final forme, avec le montant des achats de marchandises de l’année, le coût d’achat des marchandises vendues. Ceci est une donnée fondamentale qui permet de calculer une marge commerciale.

Cette dernière donne plusieurs indications essentielles et permet de voir si les négociations ont été bonnes avec les fournisseurs, ou encore si la marge est suffisante. Elle permet alors de faire les ajustements nécessaires pour l’année suivante.

Les achats de marchandises sont donc comptabilisés dans le compte 607 « Achats de marchandises ». Au moment de la clôture de l’exercice, les marchandises en stocks doivent obligatoirement être enregistrées au crédit du compte 6037 « Variation des stocks de marchandises ». Une bonne comptabilisation des achats de marchandises est donc nécessaire pour obtenir de nombreuses informations sur la gestion de l’entreprise.