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Comment orienter sa culture d’entreprise sur la trésorerie ?

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Entre le 17 mars et le 11 avril derniers, 35 % des factures en France étaient échues avec plus de 10 jours de retard, contre 20 % avant le confinement. D’après l’étude « Culture cash : enjeux et perspectives de la direction financière » réalisée par le cabinet KPMG, la crise actuelle confère un nouveau rôle à la direction financière : jusqu’ici garante de la performance de l’entreprise, elle doit désormais en assurer la survie, en faisant émerger une culture centrée sur la trésorerie. Mais comment s’y prendre ?

Des indicateurs de trésorerie fortement dégradés

Du 30 décembre 2019 au 11 avril 2020, la proportion de factures impayées à plus de 10 jours ou payées avec plus de 11 jours de retard a augmenté de 4 points. Et durant la période de confinement, le nombre règlements hebdomadaires a chuté de 12 %.
Cette évolution affecte davantage les secteurs de l’éducation, de l’hébergement et de la restauration, tandis que les activités de distribution ou de transport bénéficient d’un pouvoir de blocage. Cependant, la situation constitue un risque pour l’ensemble des entreprises. Les mesures gouvernementales allègent certes les impacts, mais ajoutent aussi de la complexité dans l’établissement des prévisions.

C’est pourquoi, au sein de chaque entreprise, il est impératif de diffuser non pas seulement des règles, mais véritablement une culture de trésorerie – une vision, des convictions et des réflexes partagés par l’ensemble des métiers dans l’objectif d’optimiser le cash.

Un besoin vital pour les entreprises de se transformer

D’après l’étude KPMG, la transformation culturelle qui s’impose recouvre quatre enjeux majeurs.

Le premier consiste à comprendre les impacts financiers et opérationnels, aussi bien pendant le confinement et le déconfinement que lors de la sortie de crise. Ensuite, il s’agit de renforcer le pilotage de cash – ce dernier doit être minutieux et permettre des prévisions solides. Le troisième enjeu est d’identifier les leviers d’optimisation clés, y compris ceux liés aux mesures gouvernementales. Enfin, l’entreprise doit pérenniser l’amélioration de ses process pour faciliter le retour à une activité normale.

Or, si 40 % des fonctions financières considéraient déjà l’accélération du cash comme stratégique, avant la crise, seules 25 % tenaient des Comités Cash réguliers. Ce chiffre devra croître de manière significative – grâce à la mobilisation des équipes, mais aussi un recours accru aux outils digitaux.

Un rôle prépondérant donné à la technologie

Le premier facteur clé de succès d’une culture cash est l’intégration des fonctions opérationnelles au sein des Comités Cash – c’est le cas pour 50 % des directions financières interrogées. Ce facteur améliore en effet sensiblement la qualité des prévisions, et notamment la capacité à anticiper les risques de tensions de trésorerie. Instaurer une culture cash dans l’entreprise est donc un projet éminemment collectif car impulsé par la direction générale, piloté par la direction financière et mis en œuvre à tous les niveaux !

La qualité des outils mis en place est sans nul doute le deuxième facteur de réussite, et elle suit le premier de très près. En effet, elle intervient à trois niveaux. Tout d’abord, les solutions de pilotage sont un excellent vecteur de diffusion culturelle et de cohésion, surtout dans un contexte de limitation des déplacements ! Ensuite, les outils de Big Data affinent considérablement l’analyse et la prédictibilité des positions de trésorerie (process mining et data analytics). Ils permettent donc d’identifier de nouveaux gisements d’efficacité : digitalisation de la facturation, robotisation du recouvrement, etc. Enfin, les solutions de reporting, largement dans le Cloud désormais, offrent une vue en temps réel et donc une réactivité incomparable pour l’ensemble des collaborateurs.

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