Le prélèvement à la source, une occasion de réévaluer le prix de vos prestations ?

Publié il y a · 2 min de lecture

L’échéance de l’entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS) approche, et, avec elle, la perspective d’un surcroît de travail pour les cabinets d’expertise-comptable qui vont être en première ligne pour répondre aux questions des entreprises ! Votre charge de travail va donc augmenter et se pose donc la question légitime de repenser la facturation de votre mission sociale.

Des tâches de plus en plus orientées vers le conseil

Ces dernières années, les fonctions des experts-comptables ont largement évolué et intègrent de plus en plus de conseil à la demande de leurs clients. Vous êtes en effet sollicité pour de nombreuses missions d’assistance et d’accompagnement dans la gestion de l’entreprise (mise en place d’outils de gestion, réorganisation administrative, aide au financement, conseil en gestion de patrimoine, à l’export…).
La raison tient notamment à la digitalisation des procédures. Un grand nombre d’entreprises étant équipées en outil informatique, les opérations d’acquisition de données se sont automatisées, vous offrant plus de productivité et un rôle accru en matière de suivi et de contrôle. Parallèlement, la législation relative aux entreprises a évolué rapidement, parfois de façon plus complexe. Les entreprises se sont alors naturellement tournées vers vous pour s’informer et se faire accompagner.

Un surcroît de conseil avec le prélèvement à la source

Après la généralisation de la Déclaration sociale nominative (DSN) en 2017, la mise en place du prélèvement à la source devrait encore accentuer ce phénomène. En 2019, les employeurs vont en effet devoir faire face à une nouvelle mission : appliquer le taux de prélèvement fourni par l’administration fiscale sur le salaire de chaque salarié et collecter l’impôt. Ce qui entraîne bien sûr de nombreuses interrogations de la part des chefs d’entreprise et de leurs salariés sur les conséquences de la réforme quant à leur système d’information, le traitement administratif des salaires et les relations sociales dans leur entreprise. Les mois à venir, avant et après la mise en place du prélèvement à la source, vont à coup sûr entraîner un surcroît de questions à destination des experts-comptables. Vous devez dès à présent intégrer cette nouvelle charge de travail dans vos plannings.

La question des honoraires facturés

En contrepartie des missions effectuées pour l’entreprise, vous percevez bien évidemment une rémunération que ce soit sous forme de taux horaire en fonction du temps passé, ou selon un forfait (annuel, trimestriel ou mensuel). Dans tous les cas, le surcroît de travail entraîné par la mise en place du prélèvement à la source va poser la question de la réévaluation de vos honoraires. En effet, si le temps passé en accompagnement est important, vous devrez ré-estimer la rentabilité de votre offre et donc probablement réajuster vos tarifs. Car, si le ministre Gérald Darmanin a fait polémique en tweetant : « Je serai attentif à ce que les experts-comptables n’appliquent pas de surcoûts sur le prélèvement à la source », après l’intervention de Charles-René TANDE, président du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables, il a finalement reconnu que « le professionnalisme des experts-comptables et la haute qualité du conseil qu’ils apportent aux entreprises (…), résultat d’un travail intense, quotidien, doit être légitimement rémunéré ! »

Pour aller plus loin :

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le prélèvement à la source

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